Pueu – Farereira’a : plus que quelques jours pour profiter des ateliers

    jeudi 21 juillet 2016

    Ella Taurua et sa petite-fille, Julia Teotahi, venue aider sa grand-mère à animer l’atelier.(Photo : Anne-Charlotte Bouleau)

    Ella Taurua et sa petite-fille, Julia Teotahi, venue aider sa grand-mère à animer l’atelier.(Photo : Anne-Charlotte Bouleau)


    Faire un chapeau ovatavata, c’est tout un art !

     

    La deuxième édition du Farereira’a i Pueu bat actuellement son plein au motu de la marina. Parmi les nombreux ateliers à la carte chaque jour, pour cette dernière semaine de festivités, Ella Taurua, 64 ans, anime une démonstration de confection de chapeaux ovatavata, dans la continuité de l’exposition artisanale.

    Ce couvre-chef, réservé aux cérémonies religieuses et autres grandes occasions, est davantage l’apanage des femmes. La fibre extraite de l’arête centrale de la palme de cocotier fait office d’armature : elle est enroulée sur elle-même au fur et à mesure de la progression du tressage, qui peut être réalisé avec du ruban synthétique ou du pandanus.

    “J’ai appris à faire ce type de chapeaux en même temps que ma belle-mère, avec une ancienne de Pueu”, confie Ella Taurua, qui perfectionne sa technique depuis vingt ans.

     

    De grand-mère en petite-fille

     

    “Dès que j’ai du temps de libre, je me mets au travail. Je peux en faire un par semaine, ou un par jour si je n’ai pas d’autre occupation à côté”, explique-t-elle.

    Hier, les apprenties chapelières n’étaient pas nombreuses, mais leur curiosité à l’égard de cet ouvrage complexe n’en était pas moins grande.
    Très appliquées, toutes suivaient les conseils d’Ella Taurua, qui n’a pas manqué de transmettre en premier lieu son savoir-faire à ses petites-filles, dont Julia Teotahi, 24 ans, présente à ses côtés ce jour-là.

    “Ma grand-mère m’a appris à faire des chapeaux il y a trois ans. Je suis sans emploi, alors dès que j’ai besoin d’argent, je me lance dans la fabrication. Il y a de la demande et on travaille beaucoup plus sur commande”, précise-t-elle.

    En moyenne, un chapeau ovatavata est vendu entre 6 000 et 10 000 F, proportionnellement à sa taille. Grâce au travail de transmission effectué par les artisanes comme Ella Taurua, ces chapeaux ont encore de beaux jours devant eux.

     

    A.-C.B.

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