Punaauia – Collecte des déchets : la fin des bacs gris et verts ?

    mercredi 6 janvier 2016

    Pour éviter d’augmenter la redevance déchets, la mairie de Punaauia planche depuis plus d’un an sur un nouveau système de collecte des déchets. Elle a l’idée d’aménager des points de regroupement (PR) collectifs par quartier et par servitude pour remplacer à terme les bacs gris et verts individuels. La commune compte sur le civisme de chacun et espère que, dans chaque quartier, “les gens feront eux-mêmes de l’autogestion”.

    “Si nous continuons à faire du porte-à-porte pour récolter les déchets de nos administrés, nous allons devoir augmenter les redevances à 70 000 F, pour être en phase avec la réalité”, explique Louise Stein, chef du service environnement à la mairie de Punaauia. Dans le souci d’équilibrer son budget et pour permettre de maintenir les redevances actuelles liées à l’élimination des déchets au tarif de 21 000 F, la mairie planche depuis plus d’un an sur un nouveau système de collecte des déchets. Elle a eu l’idée d’aménager des points de regroupement (PR) collectifs par quartier et par servitude. 
    Dans les années à venir, les bacs individuels verts et gris devraient être amenés à disparaître et seront ainsi remplacés par plus de 150 PR répartis sur tout le territoire communal. Aujourd’hui, dix PR ont déjà été mis en place dans des quartiers difficiles d’accès pour les véhicules de ramassage des déchets.
    Pour changer les habitudes de tout un chacun et convaincre les administrés de déposer leurs déchets non plus dans leur petite poubelle individuelle, mais dans un bac collectif à quelques pas de chez eux, la commune mettra en place des grandes campagnes de communication en même temps que l’aménagement des points de regroupement. 
    La commune compte sur le civisme de chacun et espère que, dans chaque quartier, “les gens feront eux-mêmes de l’autogestion”. “Dans le lotissement Te Maru Ata, le point de regroupement existe depuis longtemps et il fonctionne très bien. À Matatia, il existe depuis plus de deux ans. On a eu des débuts difficiles, mais maintenant, les gens ont pris l’habitude et ça fonctionne”, dit-on à la mairie.
    Sur le terrain, la réalité semble cependant quelque peu différente. “Les gens ne respectent pas tous les horaires d’ouverture du site, ouvert pourtant de 5 à 17 heures. Je retrouve chaque jour des ordures devant le portail, derrière le mur, dans le caniveau. Certaines personnes manquent véritablement de civisme. Et puis, au niveau du tri, je dois souvent le refaire derrière eux, car ils mettent n’importe quoi dans le bac gris”, se plaint le gardien qui officie sur le site depuis plus de six ans. Même réflexion concernant le tri à Matatia. Chaque jour, un employé communal est chargé de vérifier le contenu des bacs et de retrier les ordures.

    Grosses économies

    Pour le moment, la commune est en train de lancer une étude pour avoir l’estimation du coût global de l’aménagement de ces PR. La grosse problématique qu’elle rencontre concerne surtout l’emprise foncière. “On est beaucoup sur du foncier privatif : on va devoir faire des acquisitions, ou procéder à des rétrocessions en fonction des cas. Des études sont en train d’être lancées pour affiner toutes ces données”, précise Mano-Ura Tirao, directeur du développement urbain à la commune du Punaauia. 
    La mairie en est convaincue : la mise en place de PR pour collecter les déchets permettra de faire de grosses économies et devrait éviter d’augmenter les redevances. “En effet, l’entretien des véhicules de ramassage des déchets, l’essence, le personnel… tout cela a un coût qui n’est pas couvert par les redevances actuelles. 21 000 F, c’est peu comparé au service rendu, lorsque l’on sait que l’acquisition d’un bac poubelle coûte 14 000 F, lorsque l’on divise le prix de la redevance par le nombre de passages effectués par nos équipes : collecte des bacs gris, verts, des déchets verts et des encombrants. Il y a 55 agents qui travaillent au service environnement”, souligne Louise Stein.
    Reste à savoir, maintenant, si les administrés sont prêts à jouer le jeu pour maintenir leur redevance à bas prix et si les incivilités finissent par cesser. 

    É.P.

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    Quais d’apport volontaire et bornes à verre

    En complément des points de regroupement (PR), la commune souhaite également développer des quais d’apport volontaire, “sortes de microdéchetteries” sur le territoire communal. “L’idée, c’est d’installer à un même endroit des bennes pour collecter les encombrants, les déchets végétaux, le verre… Les administrés qui seront enregistrés à la régie et qui sont à jour au niveau de leur redevance pourront venir déposer gratuitement l’ensemble de leurs déchets dans les différentes bennes. Il y aura des agents sur place pour les aider, mais aussi pour gardienner le lieu”, explique Louise Stein.
    La commune possède actuellement sept lieux accueillant des bornes pour le verre et a pour projet de développer ces bornes sur l’ensemble du territoire communal, mais les magasins sont de plus en plus réticents à accueillir ce type de structure qui se transforme vite en “microdépotoir”. “Les gens sont tellement inciviques : ils ne prennent pas le temps de mettre leur verre dans les bornes, ils préfèrent déposer leurs cartons ou leurs sacs au pied des bornes. C’est dangereux”, explique-t-on à la mairie.

    Informations 

    La collecte des ordures ménagères (bac gris) se fait les lundis et vendredis, et celle des déchets recyclables (bac vert) les mercredis.
    La collecte des déchets végétaux se fait une fois par mois et par secteur, se renseigner auprès du guichet unique.
    La collecte des encombrants se fait par secteur et sur demande : le formulaire de retrait des encombrants est à remplir et à adresser au guichet unique de la mairie. Tout encombrant peut également être déposé à la zone industrielle de la Punaruu, lors des horaires d’ouverture.
    Des bornes à verre sont implantées sur le parking du centre commercial Carrefour, à la marina Taina, à la mairie de Punaauia, au restaurant Blue Banana, au bas du lotissement Te Maru Ata, dans la zone industrielle de la Punaruu et au Pu Tiare Anani de Outumaoro.
    Actuellement, dix points de regroupement ont été installés sur le territoire de la commune, à Outumaoro (deux), Matatia (deux), au niveau des servitudes Assaud, Potier, Teave au PK 16, Guérard, au niveau du Fare Ura, et en bas du lotissement Te Maru Ata.
    Pour plus de renseignements, vous pouvez contacter le service de l’environnement au 40.54.16.60, situé dans la zone industrielle de la Punaruu, ou le guichet unique au 40.86.56.36.

     

    Djony 2016-01-07 10:56:00
    C juste pas possible. Allez regarder en bas du quartier MATATIA c devenue une porcherie autour du soit disant containeur. Au lieu de faire des,soit,disant,économie,sur les services commencer par baisser les salaires des gens qui bossent enfin qui font acte,de présence dans les services communaux. La SOLUTION C DE BAISSER VOS SALAIRES..... Et non de prendre laopulation en otage
    Etienne 2016-01-07 07:48:00
    Eh ben, se comparer a des porcs c'est rude :s Le civisme et le respect de l'environnement ça s'apprend...
    Je ne suis pas en polynésie mais je vais vous raconter une histoire vraie:
    ma soeur a acheté une maison dans le sud de la france qui n'avais pas été habitée depuis 40 ans et les gens qui avaient vécu la dans les années 1950-70 avaient fait du jardin une poubelle.
    n'ayant jamais entendu parler de tri ils jetaient tout dans les buissons, bouteille en verre par dizaines, brisées, morceaux de fer rouillés, bidons de produits, plastiques usés et j'en passe.
    Le fait est que les occidentaux qui ont créés cette société de consomation ont été quelque uns a voir la réalité dés les années 70 et ont commencé a avertir les gens que le monde devenais de plus en plus gris et qu'il fallais agir pour la nature, apprécier les couleurs.
    Certains ont suivis, pas tous et aujourdhui les mêmes problèmes ont empirés. Ne perdez pas espoir, aujourd'hui de plus en plus de gens sont déterminés a faire du monde un endroit meilleur, réflechissons ensembles a comment le batir.
    Jeanmi 2016-01-06 22:25:00
    Effectivement,une grande partie de la population locale se comporte comme des porcs. Si la mairie se decharge de ce service, je ne vais plus me preocuper de l'environnement. Pourtant, panneaux solaire et cuve a eau de pluie a la maison. Notre fille ne restera pas a tahiti, nous non plus a terme. Maintenant, ce sera huile et acides dans les egouts, piles n'importe ou. Plus rien a foutre de ce qui leur arrivera apres. Certains pleurent sur la montee des eaux et ils continuent a rouler dans des tombereaux qui fument et poluent. Des QI De molusques, pas plus
    Just Biou 2016-01-06 20:14:00
    La «com» ça paye. C’est la version moderne de la propagande et du bourrage de crâne.

    Quand on n’est pas capable de gérer une commune, de réduire les effectifs et les frais de personnel on demande aux habitants de faire le boulot à la place du personnel municipal.
    Afin de faire avaler la pilule on appelle ça du «civisme» et on culpabilise les «mauvais» citoyens en les accusant d’incivisme.

    Un exemple éclairant : à Paris, Madame la Maire, Anne, veut «rendre» les quais de la Seine aux piétions. Cet âne(esse) ignore qu’il n’y a JAMAIS eu de piétons sur les quais de la Seine. Au début du XXème siècle, ils étaient occupés par des ports à charbon, à grains, à vin, etc. et par des bateaux-lavoirs.

    «Rendre aux piétons», «porter les ordures par civisme», « incivisme », c’est toujours la même veine : du mensonge et de la propagande pour culpabiliser et faire avaler des couleuvres.
    Bien sûr, on n'utilise pas non plus le mot "ordure" car "déchets" ça passe mieux.
    Sapidus 2016-01-06 18:02:00
    Eh bien tu parles d'une idée qu'elle vient d'avoir la mairie... En voilà encore une bonne.
    Il vaudrait mieux revoir les personnes qui ont des idées comme celle là.
    ldpdt 2016-01-06 17:28:00
    POISSON D'AVRIL .........
    Raimana 2016-01-06 14:04:00
    "Il y a 55 agents qui travaillent au service environnement”, souligne Louise Stein"
    On commence par en virer une 30 aine ?

    55 agents pour le service de l'environnement de la commune de Punaauia... y'a pas un problème??

    “Les gens sont tellement inciviques : ils ne prennent pas le temps de mettre leur verre dans les bornes, ils préfèrent déposer leurs cartons ou leurs sacs au pied des bornes. C’est dangereux”, explique-t-on à la mairie.

    Déjà ils prennent le temps de chercher une poubelle à verre... et ensuite, perso j'ai souvent déposé car la poubelle était remplie.

    La mairie fait-elle elle même le tri pour se rendre compte de la réalité du terrain? Non non pas le temps avec 55 agents...
    Oti 2016-01-06 12:54:00
    Compter sur le civisme c'est comme croire au père noel.... Y a qu'à voir les gens jeter des déchets par la fenêtre de leur voiture... Voyez ce que l'on retrouve quand on débroussaille le bord des routes. Y a plus de porcs en liberté que dans les élevages..
    TOM 2016-01-06 12:00:00
    Si la Mairie compte sur le civisme, alors dans 10 ans Tahiti sera une vraie poubelle. Il faut continuer ce système (qui fonctionne dans tous les pays évolués) mais réduire les frais de fonctionnement astronomiques des Mairies. D'ailleurs, c'est le problème de la Polynésie, on privilégie les salaires au détriment des services rendus. La CPS c'est pareil ...
    bass ass 2016-01-06 11:19:00
    Et ceux qui n'ont rien pour ce déplacer, comment ils font??
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