Punaauia – “On a remarqué une nette amélioration des comportements”

    vendredi 28 octobre 2016

    brigade nature

    Sur le littoral, les agents de la brigade nature de Punaauia repèrent les dépôts de déchets sauvages, prennent note puis effectuent un suivi pour découvrir les pollueurs. (© Elenore Pelletier)


    Cela fait deux mois que la brigade nature a vu le jour à Punaauia. Sa mission : surveiller la vallée de la Punaru’u, le littoral mais aussi l’ensemble de la commune pour faire la chasse aux pollueurs, faire respecter les zones de pêche réglementées, détecter la petite fourmi de feu et empêcher la prolifération d’autres espèces envahissantes.
    Grâce à leurs interventions, la commune a déjà constaté “une nette amélioration des comportements” en matière environnementale.

     

    Vous avez sûrement déjà dû les croiser.  Depuis deux mois, ils sillonnent Punaauia en vélo, en voiture, habillés de polos bleu clair avec inscrit au dos “Brigade nature”.
    Il s’agit de sept agents communaux qui ont intégré en août, la brigade nature de Punaauia, une première au fenua.

    Leurs missions : surveiller la vallée de la Punaru’u, le littoral mais aussi l’ensemble de la commune pour faire la chasse aux pollueurs, faire respecter les zones de pêche réglementées, détecter la petite fourmi de feu (PFF) et empêcher la prolifération d’autres espèces envahissantes.

    Sur le terrain, ils vont à la rencontre des administrés et des industriels pour faire de la prévention et de la sensibilisation, en matière d’environnement.
    Ils travaillent main dans la main avec la brigade municipale, seule habilité à mettre des amendes.

    En effet, constamment sur le terrain, ils peuvent ainsi prendre en flagrant délit des actes d’incivisme et  de pollution. Ils sont en quelque sort les yeux des muto’i en matière environnementale.
    À chaque intervention, ils établissent des rapports de signalement permettant aux policiers municipaux d’intervenir si nécessaire et de mettre une contravention.

    En deux mois, les agents de la brigade nature ont fait plusieurs détections de PFF, sont intervenus à plusieurs reprises sur des dépôts sauvages et ont également établi une dizaine de signalements.
    “Nous sommes sollicités par les entreprises de la vallée de la Punaru’u, parce que les gens viennent déposer leurs déchets juste devant chez eux.

    Si nous n’arrivons pas à intervenir à temps, nous leur demandons de noter la plaque d’immatriculation du véhicule et si possible de prendre une photo pour notre dossier”, explique un agent de la brigade nature.
    Ils prennent note également de chaque dépôt sauvage qu’ils découvrent dans la commune et établissent un suivi en revenant sur les lieux régulièrement pour tenter de repérer les pollueurs.
    “Depuis deux mois, on a remarqué une nette amélioration des comportements”, se réjouit Annelise Vii, directrice des services de proximité de la commune.

    Formation au code de l’environnement

    Pour parfaire leur connaissance du code de l’environnement, la brigade nature et les muto’i ont suivi, cette semaine, une formation proposée par la direction de l’environnement (diren) et le ministère en charge de l’Environnement, dans le cadre de la dernière réforme sur le code de l’environnement et la mise en place d’amendes forfaitaires.

    “Il est important que la brigade nature et la brigade municipale aient le même socle de connaissances et qu’ils sachent qu’en signalant telle ou telle situation, telle ou telle pollution environnementale, à quoi s’exposent les contrevenants. Ainsi ils seront plus efficaces pour communiquer sur le terrain”, argumente Annelise Vii.

    Depuis avril, une loi du Pays permet aux policiers municipaux de verbaliser directement les pollueurs.
    Auparavant, il fallait passer par le procureur. La procédure était longue et souvent classée sans suite.
    Aujourd’hui, au même titre que pour les mauvais stationnements ou les excès de vitesse, les muto’i peuvent verbaliser  rapidement les dépôts sauvages d’ordures ou toute autre infraction au code de l’environnement, à l’aide de leur carnet à souches.

    En cas de récidives, un dossier sera envoyé au procureur… et l’amende sera salée ! Jusqu’à maintenant, aucune amende n’a encore été délivrée par les muto’i de Punaauia car ceux-ci attendaient la formation afin de mieux connaître les outils juridiques sur lesquels s’appuyer en cas d’infraction au code de l’environnement.

    Demain, les premières amendes risquent de tomber. 

     

    brigade nature

    Élénore Pelletier

        Edition abonnés
        Le vote

        Recensement : Êtes-vous prêt à répondre à toutes les questions même intime malgré une garantie de l'anonymat ?

        Loading ... Loading ...
        www.my-meteo.fr
        Météo Tahiti Papeete