Punaauia – Plus de 200 nouvelles concessions pour le futur cimetière

    lundi 11 avril 2016

    Les travaux du futur cimetière de Vaitavere devraient débuter dans un mois, pour une durée de quatre à six mois.  Avec une première
    plateforme de 2 000 m2, et une seconde de 800 m2 qui sera aménagée par la suite, la commune espère désengorger le cimetière communal de Nuuroa, qui arrive à saturation. L’espace a été conçu pour être moderne et agréable, avec fare pote’e, chemin de balade avec vue sur le lagon et Moorea, arbres, murets et éclairage solaire.

    Dans moins d’un mois devraient commencer les travaux d’aménagement du futur cimetière communal de Punaauia. C’est l’entreprise BTP ECI qui en aura la charge et les travaux devraient durer entre quatre et six mois.
    Situé sur les hauteurs de Vaitavere, ce nouveau cimetière jouira d’une vue imprenable sur le lagon et sur l’île Sœur.
    Sa construction est attendue car elle va permettre de désengorger le cimetière communal de Nuuroa, situé pointe des Pêcheurs, qui arrive à saturation : plus aucune concession en terre n’est aujourd’hui disponible. Et sur les 138 enfeus aménagés en 2009, il n’en reste plus que dix de libre.
    Cela fait un moment que la commune projette de construire un nouveau cimetière communal.
    C’est justement dans cet objectif qu’elle a acquis, en 2004, les 20 hectares de terre de Vaitavere.
    L’acquisition, à l’époque, s’est élevée à plus de 200 millions de francs. Le site étant difficilement accessible, la mairie s’est lancée dans de grands travaux en 2010 pour réaliser une route d’accès de deux kilomètres et des réseaux souterrains pour les eaux potables, pluviales et usées, mais aussi pour EDT, OPT et l’éclairage public.
    Ces travaux ont duré plus de trois ans et coûté plus de
    800 millions de francs, avec un cofinancement du Pays.
    Aujourd’hui, il ne reste plus qu’à aménager les plateformes destinées à accueillir le nouveau cimetière de Vaitavere.
    La première, qui s’étend sur
    2 000 m2, est celle qui sera aménagée en premier. Elle devrait accueillir plus de 200 concessions en terre.
    “Cela devrait pouvoir nous permettre de gérer les inhumations pendant dix à douze ans. Il n’est pas prévu d’y construire des enfeus car les Polynésiens n’aiment pas tellement ça. On est dans un pays où l’on aime la terre, et donc se faire enterrer sous terre”, explique Jérôme Laigret, chef du service des affaires administratives à la commune de Punaauia.

    Un cadre moderne et agréable

    Ces trois dernières années, on compte en moyenne 32 inhumations et 26 exhumations par an, pour l’ensemble des cimetières de la commune : celui de Nuuroa et le cimetière catholique de l’église Saint-Étienne.
    “En Polynésie, les gens ont des caveaux familiaux assez importants, de dix places, parfois même 15 places. Un cimetière, même si toutes les concessions ont été vendues, continue à fonctionner car les familles continuent à enterrer leurs morts dans les caveaux familiaux”, explique Jérôme Laigret.
    Ce qui explique pourquoi, avec seulement 200 nouvelles concessions, la commune envisage de tenir plus de dix ans.
    Juste au-dessus de la première plateforme, un terrain de 900 m2 servira de parc de stationnement pour les familles et les visiteurs.
    Plus haut, une autre plateforme de 8 000 m2 est destinée, à terme, à devenir l’extension du cimetière.
    Cet espace ne sera aménagé que plus tard, lorsque la première plateforme arrivera à saturation.
    L’aménagement du nouveau cimetière de Vaitavere a été soigneusement pensé : un fare pote’e, des petits murets pour délimiter les espaces, un chemin de balade face à la mer, des plantations d’arbres et un éclairage solaire ont été prévus pour rendre le cadre moderne et très agréable.
    Toutes les concessions auront la même taille réglementaire et les espaces entre chacune d’elles devront être respectés.
    “Aucune concession ne pourra être réservée à l’avance : l’acquisition se fera par ordre d’arrivée. C’est une volonté du maire pour éviter que tout soit vendu dès la première année de mise en place”, précise Jérôme Laigret.
    Quant à la crémation, ce n’est, pour le moment, pas du tout en projet, mais la commune y réfléchit vu le nombre de demandes qu’elle enregistre chaque année à ce sujet.
    Ce sont en effet près de
    500 corps qui, tous les ans, font le voyage jusqu’en Nouvelle-Zélande ou aux États-Unis pour être incinérés.
    Finalement, un crématorium en Polynésie serait peut-être la solution à envisager pour résoudre les problèmes de saturation que connaissent inexorablement tous les cimetières communaux.

    É.P.

    Major Tom 2016-04-11 21:30:00
    Il est temps de créer un crématorium à Tahiti, compte tenu du casse-tête des problèmes et de la raréfaction des terres disponibles. Persister à bouffer du terrain avec des cimetières est un manque de vision, priorité aux vivants qui auront de plus en plus besoin de terrains !
    hiro 2016-04-11 17:05:00
    POURQUOI UNE VUE EXCEPTIONNELLE SUR LE LAGON !!!!!! A Quand un inscinerateur???? ca prend tout les meilleurs spot et apres dans 50 ans quand la population aura triple???les enfants iront vivre ou??? C est pas une honte de placer les mort dans les valles et les lieux moins spectaculaires....reflechissez un peu au futur....soyez pas cretins....et arretez de deterrer les corps pour en mettre d autre...ca c est un manque de respect horribe....26 exhumes!!!! vraiment????c est pas atroce de les deterrer les pauvres???on peux pas prendre des terrains dans le centre de l ile??
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