Punaauia – Un jardin partagé pour les habitants des quartiers de Puna Nui et Puna Iti

    mercredi 4 novembre 2015

    Pioches, arrosoirs, sécateurs ont été remis hier aux habitants de Puna Nui et de Puna Iti, par la mairie de Punaauia, dans le cadre de la mise en place du projet de jardin partagé. Ce projet a vu le jour en juin, grâce à la volonté d’un passionné de jardinage (lire ci-contre). Les habitants des deux quartiers ont suivi une formation assurée par l’association Fenua Bio, spécialisée dans l’aménagement de jardins autonomes et dans l’élevage de lapins et de poulets. Celle-ci a permis aux familles d’apprendre à réaliser un compost, à étudier le sol, à utiliser le semis selon différentes méthodes… 
    “Dans ce projet, c’est également prévu qu’on intègre un élevage de lapins. Après, on leur achètera leur production. Ça leur permettra d’avoir un petit revenu d’appoint. Mais surtout l’intégration d’animaux leur permettra d’avoir de la matière première pour faire du compost, car dans la mise en place d’un jardin, le nerf de la guerre, c’est le compost”, explique Alexi, le président de Fenua Bio.
    L’objectif premier de ce projet était de créer une synergie au sein des habitants des deux quartiers. À voir le monde rassemblé hier matin, on peut dire que c’est réussi. 

    “De quoi nourrir toutes les familles”

    Pendant que des enfants peignent de vieux pneus et des cocos, qui serviront de jardinières aux prochaines plantations, des jeunes mettent la main à la pâte pour tous les travaux “musclés” : pose de clous, déplacements de sacs de terre, bêchage… 
    “C’est important que les jeunes participent à ce projet. Au lieu de ne rien faire ou de faire des bêtises, la création de ce jardin les pousse à faire quelque chose de productif. Ça les incite à réfléchir à leur avenir. Ils ont goûté au mauvais, ils savent ce que c’est. Maintenant, il faut leur apprendre ce qui est vraiment bon”, raconte Jean-Louis Gooding, l’initiateur du projet. 
    Si certaines familles ont montré un peu de réticence au début, elles ont vite compris que la mise en place de ce jardin partagé était dans leur intérêt. “Vu l’ampleur du site, il y a de quoi nourrir toutes les familles qui vivent ici. Plutôt que d’aller chercher à manger au magasin, elles pourront faire des économies. Avec le surplus de production, elles pourront également mettre en place des petites ventes de fruits et de légumes sur le bord de la route ; ce qui leur permettra de récolter des fonds pour acheter de la matière première : viande, lait”, se réjouit Jean-Louis Gooding.
    Les premières récoltes devraient se faire d’ici deux mois. Seul un petit détail reste encore à régler : l’accès à l’eau de pluie. “Lorsqu’il pleut, toute l’eau s’écoule par une gouttière située à l’arrière du bâtiment. Il suffirait de faire un raccord pour la stocker dans une cuve. C’est tout bête à mettre en place et techniquement, c’est vite fait. L’eau est chère et ça permettrait aux habitants d’arroser leur jardin sans problème. Mais pour le moment, l’OPH bloque. On espère vraiment qu’on trouvera une solution parce que l’eau, c’est un élément essentiel dans la réussite de ce jardin”, explique Alexi. 

    É.P.

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