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Putahi 5 : d’une seule et même voie

lundi 3 juillet 2017

Putahi

Seule la robe est en exposition. Un des travaux des élèves artistes de ce putahi 5. (© Photo : Christophe Cozette)


Le Putahi 5, ce rassemblement d’artistes océaniens, s’est clôturé vendredi dernier, au Centre des métiers d’art. Outre la création, multiple et pluri-médium, artistes comme élèves, ont échangé durant une dizaine de jours. En attendant le Putahi 6, la pirogue des arts océaniens est prête à se lancer à la conquête du monde.

Les voix d’Océanie ont trouvé leur voie. Vendredi dernier, au Centre des métiers d’art de Papeete, s’est clôturé le Putahi 5, ce cinquième rassemblement des artistes océaniens, en présence, notamment, de  Viri Taimana, le directeur du centre.

Ces dix jours d’exposition, d’énergie et d’échanges, qui ont eu lieu dans trois endroits différents, pour la première fois, se sont terminés en beauté, devant un public océanien et cosmopolite,  et ce, avant l’inauguration de l’exposition des élèves, d’ici et d’ailleurs. Une exposition à visiter de toute urgence.

“Une rencontre remplie d’énergie, de vérités, de douceur, d’échange, des nuits blanches, des nuits courtes mais intenses, dans le plaisir d’extérioriser nos sentiments, nos émotions” a dit, en quelques mots, Viri Taimana dans son discours, devant un public venu nombreux, anonymes comme artistes.
Tous étaient venus goûter à cette énergie issue de notre continent, l’Océanie. Ils étaient venus d’Hawaii, de Aotearoa, de Rarotonga (îles Cook), de Tonga et de Nouvelle-Calédonie, partager avec les Polynésiens, “leurs vérités, leur douceur”.

 

La “pirogue” des arts océaniens

 

“On se ressemble. On est des Océaniens, on réfléchit de la même manière, même si les langues ont un peu changé”, nous a confié le directeur du centre, à l’origine, il y a quelques années, avec ces acolytes enseignants de la région, de ce Putahi, devenu, au fil du temps, la pirogue des arts océaniens.
Sa mission, son cap est d’ores et déjà trouvé. “Nous allons vers une diffusion des cultures océaniennes”, estime Viri Taimana, en tirant le bilan de cette édition, ne manquant pas de préciser avec la clarté qui le distingue, la feuille de route pour atteindre cet objectif (lire interview).

Arts d’Océanie. En deux mots, tout est dit. Après de brefs discours, le public a pu, durant une bonne heure, apprécier, les orero tahitiens, les haka maori, les danses marquisiennes et celle de O Tahiti E, les deux troupes rendant, tour à tour, un hommage appuyé au Putahiti et au travail accompli, avant leur show respectif, dont une danse de l’oiseau, “une danse spéciale, pour une occasion spéciale”.

L’attente a été longue mais le plaisir intense pour le public, qui s’est ensuite engouffré dans la salle d’exposition, consacrée au travail des élèves réalisé durant ces dix jours consacrés à l’art contemporain océanien alors que les élèves et leurs professeurs, venus pour cet échange, n’ont pas manqué de se rafraîchir et de danser, sur des rythmes plus contemporains, après tant de “nuits blanches et courtes”. Qu’importe, le cap, la voie est donnée et la pirogue aux voix océaniennes est en marche.

 

Christophe Cozette

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