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Quatorze mille poules abattues et mille cinq cents douzaines d’œufs consignées

mercredi 29 mars 2017

oeuf sangue

Avec trois bâtiments vides sur sept, c’est un nouveau coup dur pour la SCA Heia tau arii. (© Anne-Charlotte Bouleau)

Comme évoqué dans un article intitulé “La chasse aux œufs avant l’heure ?”, paru dans notre édition du 18 mars, la présence de salmonelles dans un élevage s’est finalement confirmée la semaine dernière. Il s’agit de la SCA Heia tau arii, située sur le plateau de Taravao, comme le révèle un communiqué émanant de la direction de l’entreprise, dans un souci de “transparence à toute épreuve”.

Sur les sept bâtiments de l’élevage, trois sont concernés. “Il y a eu une suspicion au niveau des autocontrôles. De nouveaux prélèvements ont été effectués par le SDR (service du développement rural, NDLR) et l’élevage a été classé sous contamination de niveau faible. Par rapport à ça, tous les œufs ont été consignés, soit 1 500 douzaines. Ils partiront pour une usine de fabrication d’ovoproduits. Nous avons abattu 14 000 poules de notre propre initiative, afin d’éviter toute prolifération de la bactérie”, précise Jean-Pierre Sangue.

Interrogé hier, le gérant de la société tenait surtout à rassurer la clientèle. “On a un deuxième élevage à Mataiea, indemne de maladies. On va prioriser les professionnels, comme les restaurateurs, et on fera de notre mieux pour fournir les points de vente”, explique-t-il, tout en précisant qu’une demande d’importation d’œufs a été formulée “pour pallier la pénurie actuelle”.

 

La fin des bâtiments ouverts ?

 

Pour l’entreprise, c’est un nouveau coup dur après l’épidémie de 2011. “On pensait qu’on serait à l’abri de ce problème avec la vaccination et les sas d’entrée, mais cette bactérie traîne un peu partout dans la nature. À l’avenir, on envisage de fermer complètement les bâtiments, pour limiter les contacts avec l’extérieur et les nuisibles”, confie Jean-Pierre Sangue.

Cet investissement, évalué à 20 millions de francs, devrait intervenir d’ici six à huit mois. Au sein de l’élevage de Taravao, le retour à une production normale n’est pas attendu avant un an. 

A.-C.B.

 

 

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