Quatre cents millions de francs pour aider les petites entreprises

    jeudi 1 septembre 2016

    Sofidep

    Une signature à 400 millions de francs. (Photo : Christophe Cozette)

     

    Le Pays, via la Sofidep, prête aux porteurs de projet

     

     

    Le ministre de la Relance économique, Teva Rohfritsch, le président de la Société de financement du développement de la Polynésie française (Sofidep), Nicolas Fourreau, et son directeur général, Gaspard Toscan Du Plantier, ont signé, hier matin, au ministère, une convention qui alloue à la Sofidep une subvention d’investissement de 400 millions de francs, lui permettant de poursuivre ses actions en faveur de la création et du développement des très petites et petites entreprises locales.

    Anciennement PCE pour “prêt à la création d’entreprise”, ce prêt n’avait pas obtenu le succès escompté. De 2009 à 2014, seuls 34 dossiers avaient été instruits pour un montant total de 60 millions de francs.

    Devenu en 2015 le prêt d’aide et à la création d’entreprise (PACE), après avoir supprimé le cofinancement bancaire et la garantie personnelle, la Sofidep a enregistré un bond du nombre de demandes.

     

    En 2015, 93 dossiers ont été financés pour un montant total de 320 millions de francs, ce qui a permis le maintien de 46 emplois et, surtout, la création de 140 nouveaux.
    Sur les huit premiers mois de l’année, 49 porteurs de projets (ou entreprises existantes de moins de cinq ans) ont été financés par la Sofidep, pour un montant de 140 millions de francs.

     

    “Le chaînon manquant”

     

    Depuis le début, PCE et PACE cumulés, ce sont 144 entreprises qui ont bénéficié du coup de pouce de la Sofidep, 79 % pour un projet de création et 21 % pour le développement de leur outil de production, avec, à la clé, la création de 189 emplois et le maintien de 73 emplois.

    Pas de garantie, pas de frais de dossier, des prêts pouvant aller jusqu’à 5 millions de francs (pour un investissement total du projet à 10 millions de francs), à un taux de 3 %, il y a en effet de quoi séduire.
    À condition que “ce projet soit sérieux et viable”, ont néanmoins tempéré le ministre et la direction de la Sofidep (lire ci-dessous).

    “La Sofidep comble un manque, elle est un peu le chaînon manquant entre l’Adie (l’Association pour le droit à l’initiative économique, financée principalement par l’État, NDLR) et les banques pour des gros projets”, ont expliqué les instances financières du Pays hier matin.

    À l’instar de l’association, la Sofidep accompagne les porteurs de projets, une fois le prêt accordé, notamment grâce à un partenariat avec la Chambre de commerce, d’industrie, des services et des métiers (CCISM), qui offre à ces derniers une formation à la gestion durant un an.

    “Nous ne sommes pas dans un système contentieux systématique”, a précisé Gaspard Toscan Du Plantier.
    Créée en 1999, la Sofidep assure une mission publique de développement économique au service des très petites, petites et moyennes entreprises et dispose bien évidemment d’autres “outils” financiers.

    Mais pour la première fois, la Sofidep va partir à la rencontre de ses d’ores et déjà clients des archipels mais surtout tenir différentes réunions d’informations et d’entretien pour d’éventuels nouveaux porteurs de projets (lire ci-dessous).
    Une transhumance qui devrait porter ses fruits sur le champ de l’emploi.

    Christophe Cozette

    Retrouvez l’intégralité de cet article dans votre journal d’aujourd’hui (Jeudi 1er Septembre 2016).

        Edition abonnés
        Le vote

        Allez-vous voir Vaiana ?

        Loading ... Loading ...
        www.my-meteo.fr
        Météo Tahiti Papeete