Habillage fond de site

Quatre mois avec sursis pour avoir tenté d’étrangler sa vahine

vendredi 26 juillet 2019

“Elle a commencé à parler de ses ex. Je n’aime pas ça”, a expliqué le jeune homme pour justifier son accès de violence.

“Elle a commencé à parler de ses ex. Je n’aime pas ça”, a expliqué le jeune homme pour justifier son accès de violence. (© Florent Collet)

“On était très inquiet”, explique le juge, soulagé lorsqu’il apprend que des cousins du prévenu pourront le prendre en charge s’il n’était pas condamné à de la prison ferme.

Le président du tribunal ne cache pas son inquiétude à l’idée que Gaston T., comme d’autres prévenus des archipels, viennent grossir les rangs des SDF peuplant la ville.

L’homme a été amené depuis Hao, où les faits ont été commis, sans argent ni téléphone en poche et avec sa seule carte d’identité, sans possibilité matérielle de retour vers son île.

Quant aux faits, le juge s’interroge : “La question que l’on se pose, c’est de savoir si un jour ça ne va pas aller plus loin”.

Le 11 juillet, sa conjointe enceinte de 12 semaines a fini par porter plainte après que Gaston T. avait tenté de l’étrangler, laissant deux marques de 5 centimètres sur son cou. Elle avait alors évoqué des faits remontant à juin 2018, où elle avait été tirée par les cheveux, la tête cognée contre le mur.

Malgré son jeune âge, le couple est ensemble depuis six ans, la victime avait 14 ans, et le prévenu 16 quand ils se sont mis ensemble. Ils vivent désormais dans une cabane sans eau, ni électricité, depuis que la famille a refusé de leur laisser l’accès à l’eau. Madame parvient à tirer quelques revenus de la vente de plats, monsieur du coprah.

 

“Il voulait simplement me faire taire”

 

Ils ne cachent pas leur amour réciproque mais aussi les tensions qui deviennent parfois physiques. Madame a reconnu avoir déjà blessé Gaston T. avec un couteau. Mais ce dernier, qu’il ait bu ou pas, est jaloux.

Le jour où il l’a étranglée, il n’a pas supporté qu’elle lui demande d’effectuer des tâches de la maison. Ce jour là, il s’est dit victime de la ciguatera et ne pouvant l’aider au travail du foyer.

“Elle a commencé à parler de ses ex. Je n’aime pas ça”, a expliqué le jeune homme de 22 ans, à la barre devant le juge.

Très rapidement, réalisant la possibilité de voir son conjoint être ramené sur Papeete, la victime avait retiré sa plainte. “Il voulait simplement me faire taire. Je ne m’attendais pas à de telles conséquences.”

Oubliant que, lors de sa première déposition, elle avait expliqué : “Quand j’insiste et qu’il n’a pas le dernier mot, il devient violent”.

Compte tenu du casier vierge, le procureur a requis de la prison avec sursis, mais indiquant son inquiétude pour l’enfant à naître, compte tenu de la précarité des conditions de vie du couple.

Le juge l’a suivi en infligeant 4 mois de prison avec sursis mais en le dispensant d’une inscription à son casier pour ne pas compromettre la réussite à un futur concours.

Pas de sursis avec mise à l’épreuve non plus. “C’est difficile à faire appliquer”, posant une nouvelle fois la question de la bonne application de la justice dans les îles.

 

FC

 

 

0
0
0

Pavé PI

Edition abonnés
Le vote

Édouard Fritch veut que les personnes hospitalisées après un accident qu'ils ont causé, sous l'empire de l'alcool ne soient pas pris en charge par la CPS. Pensez-vous que ce soit une bonne mesure ?

Loading ... Loading ...
www.my-meteo.fr
Météo Tahiti Papeete