Habillage fond de site

Quatre professionnels pour le titre du meilleur cuisinier 2017 du fenua

mardi 21 mars 2017

cuisine

La quatrième édition du concours de cuisine, organisé par le lycée hôtelier de Punaauia, aura lieu demain matin. (© archives LDT)

La quatrième édition du concours de cuisine, organisé par le lycée hôtelier de Punaauia, aura lieu demain matin. Les candidats sont attendus dès 5 h 45 dans l’établissement pour le lancement des épreuves. Pour cette édition, sept élèves et quatre professionnels ont accepté de se livrer au jeu de la compétition, pour décrocher le titre de meilleur cuisinier en catégorie “espoir” pour les premiers et en catégorie “chef de cuisine” pour les seconds.

Les étudiants auront à réaliser une entrée et un plat de résistance pour six personnes, le tout en moins de trois heures. Quant aux professionnels, l’épreuve sera de taille, puisqu’ils auront cinq heures pour élaborer entrée, plat et dessert pour le même nombre de personnes.

Pour départager les candidats, le lycée hôtelier a fait appel à un jury d’experts constitué d’une trentaine de professionnels du secteur et de professeurs de l’établissement.

La Dépêche de Tahiti a rencontré les quatre candidats professionnels qui défendront leur talent mais aussi leur établissement.  

 

Élénore Pelletier

 

Jean-Claude Tekuataoa, chef de partie au restaurant Le Coco’s, 23 ans : “J’ai tanné mon chef pour faire le concours”

Jean-Claude Tekuataoa

(© DR)

Quel est votre parcours professionnel ?   

Je suis un ancien élève du lycée hôtelier. J’y suis entré en seconde pour faire un bac technologique hôtellerie-restauration. Puis, j’ai enchaîné sur un BTS hôtellerie-restauration, que j’ai terminé en métropole.

Après mes études, j’ai travaillé une saison comme pâtissier dans une grande brasserie de La Rochelle, où l’on faisait 200 à 300 couverts tous les jours.

Puis, en 2014, je suis rentré au fenua. Je me suis fait embaucher au restaurant Le Coco’s en 2015, où j’occupe actuellement le poste de chef de partie et je m’occupe seul des entrées.

 

Pourquoi vous êtes-vous inscrit au concours ?

J’ai déjà participé au concours international de cuisine des lycées Asie-Pacifique, auquel participe tous les ans le lycée hôtelier et ça a été une riche expérience pour moi.

Lorsque j’ai entendu parler de ce concours de cuisine, j’ai tout de suite tanné mon chef pour le faire, car j’aime bien les challenges. Un concours, c’est très formateur, ça permet de se surpasser et surtout de ne pas tomber dans la routine.

 

Depuis quand et comment vous préparez-vous au concours ?

Je suis arrivé avec mes idées, ensuite on a travaillé ensemble sur les recettes avec le chef du Coco’s, le chef pâtissier et mes collègues. J’ai commencé à travailler sur le concours en décembre dernier et je suis à fond dans la préparation depuis janvier à raison de deux entraînements par semaine.

 

Quels sont, dans ce concours, vos points faibles, ce que vous redoutez le plus ? Et vos points forts ?

Le plus difficile va être de gérer mon stress car depuis un mois, je sens la pression qui monte. Mon point fort, c’est que j’ai très envie de réussir le concours et d’être fier de moi.

 

 

Teapua Mou Kiou, sous-cheffe petit déjeuner au Conrad de Bora Bora, 34 ans : “J’aime les défis”

Teapua Mou Kiou

(© DR)

Quel est votre parcours professionnel ?   

Je suis une ancienne élève du lycée hôtelier quand il était situé au Taaone. J’y ai passé un BEP puis un bac professionnel cuisine. Après mes études, je suis repartie à Bora Bora où vit toute ma famille pour être près d’eux et parce qu’il y a beaucoup d’hôtels sur place, donc des opportunités de travail.

J’ai tout de suite trouvé une place de commis en extra au Sofitel. Lorsque le Sheraton a ouvert, j’ai postulé et ai été embauchée directement en tant que premier commis de cuisine.

D’année en année, je suis montée en grade, passant demi-cheffe, puis cheffe de partie. Depuis quelques semaines, je suis passée sous-cheffe petit déjeuner. L’hôtel a évolué et est devenu le Conrad.

 

Pourquoi vous êtes-vous inscrite au concours ?

Je n’ai jamais participé à ce type de concours avant. C’est mon chef qui m’en a parlé et qui m’a incitée à y participer. C’est une expérience nouvelle pour moi. J’aime les défis.

 

Depuis quand et comment vous préparez-vous au concours ?

Jusque-là, la préparation a été difficile, car on a beaucoup de travail, notamment avec l’inauguration du nouvel hôtel Conrad. J’ai travaillé l’élaboration de mes recettes avec mon chef, le sous-chef et le chef pâtisserie.

 

Quels sont, dans ce concours, vos points faibles, ce que vous redoutez le plus ? Et vos points forts ?

La difficulté de ce concours, c’est qu’il va falloir être rapide, tout en envoyant des assiettes propres. Du côté des points forts, je ne sais pas trop, mais mon chef, qui m’a convaincue de participer à ce concours, a confiance en moi.

 

 

Camille Charbonnier, cheffe de partie à The Brando, 23 ans : “Mon chef m’a tout de suite soutenue et encouragée”

Camille Charbonnier

(© DR)

Quel est votre parcours professionnel ?

J’ai étudié un an au lycée hôtelier de Tahiti lors de mon année de seconde baccalauréat technologique, mais j’ai eu mon bac en Martinique. J’ai ensuite passé un BTS option art culinaire et de la table au lycée hôtelier Savoie Léman à Thonon-les-bains.

J’ai poursuivi mes études à Paris avec une licence en restauration en alternance au Pullman Paris Montparnasse que j’ai complétée avec une mention complémentaire cuisinier de dessert de restaurant.

Je ne suis sortie de l’école que depuis un an et demi, et The Brando est ma première véritable expérience professionnelle, depuis que je suis sortie du cursus scolaire.

 

    
Pourquoi vous êtes-vous inscrite au concours?

Ma participation au concours est une envie personnelle. Lorsque j’en ai parlé à mon chef, il m’a tout de suite soutenue et encouragée.

 

Depuis quand et comment vous préparez-vous au concours?

J’ai d’abord travaillé seule sur mes recettes, en tenant compte des produits imposés, du timing mais surtout des alliances gustatives que j’apprécie.

J’ai ensuite présenté mes plats au chef, au second et à la cheffe pâtissière, qui m’ont donné des conseils pour améliorer les points faibles de chacun d’eux. Je travaille sur le concours depuis le mois de décembre.

Depuis, j’ai pu m’entraîner plusieurs fois dans les conditions réelles de concours avec un commis.

 

Quels sont, dans ce concours, vos points faibles, ce que vous redoutez le plus ? Et vos points forts ?

Mes points faibles seront sûrement la maîtrise de la cuisson de la chèvre et la présentation de mon plat en tahitien. Par contre, ayant déjà participé à des concours, la pression et le respect du temps sont des choses que je peux gérer.

De plus, ma polyvalence en cuisine et pâtisserie est un atout puisque je maîtrise aussi bien mon dessert que mon entrée ou mon plat.

 

 

Ninahere, pâtissier à la pâtisserie Les rêves de Lucie, 26 ans : “Je serai à 200 % de mes capacités”

ninahere

(© DR)

Quel est votre parcours professionnel  ?

J’ai eu un bac général. Mais comme la cuisine a toujours été une passion, j’ai décidé d’intégrer une année de mise à niveau au lycée hôtelier de Tahiti pour ensuite faire un BTS hôtellerie-restauration.

Il y a cinq ans, à la suite de mes études, j’ai été contacté pour travailler en tant que commis au restaurant Le Soufflé. Au bout d’un an, j’ai décidé de partir travailler pour la pâtisserie-traiteur Tahiti gourmandises. Ça m’a permis de me spécialiser dans la pâtisserie.

J’ai ensuite été engagé au restaurant L’Auberg’In en tant que second de cuisine. Je touchais à tout : les plats, les desserts… Et depuis quatre mois, je suis pâtissier pour la pâtisserie Les rêves de Lucie. D’ici quelques mois, la société compte ouvrir un point de restauration où je serai alors chef cuisinier.

 

    
Pourquoi vous êtes-vous inscrit au concours ?

Je savais qu’il allait y avoir un concours de cuisine cette année et j’ai guetté les inscriptions pour y participer. C’est un challenge pour moi.

 

Depuis quand et comment vous préparez-vous au concours ?

Je m’entraîne pendant mes jours de repos. Depuis le mois de février, je m’entraîne au moins une fois par semaine en conditions réelles. J’ai élaboré mes recettes tout seul puis j’ai demandé l’avis d’un ami, qui est une pointure dans le métier pour qu’il me donne des conseils.

 

Quels sont, dans ce concours, vos points faibles, ce que vous redoutez le plus ? Et vos points forts ?

Ce qui m’inquiète le plus, c’est de louper la cuisson de la chèvre, car si elle est trop cuite, c’est dur et pas bon. D’autre part, le temps qui nous est donné est très court pour sortir tous les plats. Je suis confiant quant aux recettes que j’ai élaborées et le jour J, je vais tout donner… Je serai à 200 % de mes capacités, je pense que c’est ça, mon point fort.

 

 

 

158
0
0

Pavé PI

Edition abonnés
Le vote

Samedi se tient l’élection de Miss France. Selon-vous Miss Tahiti sera :

Loading ... Loading ...
www.my-meteo.fr
Météo Tahiti Papeete