Quatre questions à l’investisseur australien Colin Randall

    lundi 24 juillet 2017

    Vous avez demandé au gouvernement qu’une enquête publique soit réalisée. Qu’attendez vous de celle- ci ?

     

    C’est une obligation imposée par le code minier. Il s’agit d’un livre qui sera mis à la disposition de la population, dans six endroits : deux à Tahiti, un à Mataiva, un à Tikehau, un à Rangiroa et bien sur un à Makatea. Ce sera l’opportunité pour la population de dire si oui ou non, ils veulent de ce projet. L’enquête publique ne prendra pas en compte, uniquement l’avis des ayants droit, mais de l’ensemble de la population. Même si les gens de Makatea disent «  oui » au projet mais que la majorité de la population s’y oppose, celui- ci ne se fera pas.

     

    Comprenez vous les personnes qui s’opposent le projet, et leur crainte face à ce que vous voulez entreprendre ?

     

    Oui, ils ont peur du futur, du changement et c’est normal. Les gens veulent comprendre ce changement et c’est pourquoi nous avons pris le temps de faire une exposition en décembre dernier, à laquelle 1500 personnes sont venues, pour expliquer le projet. Compte tenu du nombre d’encouragement que nous avons déjà recueillis auprès des ayant droit de l’île de Makatea, il semble cependant que le projet est soutenu par la majorité de la population.

     

    Cela fait huit ans que vous travaillez sur ce projet. Vous avez déjà dépensé 3 millions de dollars australiens…Avez-vous rencontré autant de résistance avec les autres projets que vous avez menés durant votre carrière ?  

     

    Dans tous les projets il y des difficultés. Ca demande du temps, généralement entre huit et dix ans et un minimum d’investissements financiers. Donc rien de plus normal avec Makatea. Il faut savoir que pour tous les projets qui touchent à l’environnement, il est nécessaire d’obtenir une « licence sociale ». En Polynésie française, cela signifie : l’acceptation de la population et l’accord des propriétaires des terres concernés par l’exploitation. C’est pourquoi nous avons fait une exposition l’an passé et que nous rencontrons chacun des propriétaires de terre. Nous avons déjà rencontré plus de 50% des propriétaires qui sont dans la zone du projet. Le mois prochain, nous en rencontrerons probablement encore 25% et j’espère qu’en octobre, nous aurons vu 90% d’entre eux.

     

    Avez-vous d’autres projets sur d’autres îles ?

     

    Non, vous savez, j’ai 70 ans, Makatea est mon dernier projet.

     

    E.P

     

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