Québec : François Hollande plaide pour les étudiants français

    mercredi 5 novembre 2014

    La France et le Québec n’ont pas encore trouvé d’accord sur le maintien des privilèges des étudiants français dans la province francophone, a indiqué hier le président français François Hollande à Québec, tout en laissant entendre qu’un compromis pourrait être prochainement trouvé.
    En vertu d’un précédent accord, les étudiants français paient les mêmes droits que 
    leurs homologues québécois, 2 200 dollars canadiens en moyenne (180 000 Fcfp) par an, soit trois fois moins que les Canadiens non Québécois.
    “Nous nous sommes entendus pour qu’il y ait une entente”, a lancé François Hollande en conférence de presse aux côtés de Philippe Couillard, le Premier ministre libéral du Québec. “J’espère que nous pourrons la ratifier dans les prochaines semaines ou les prochains mois”, a ajouté Philippe Couillard à l’issue de la visite du président français au Canada.
    Devant la communauté française hier à Montréal, le président Hollande a rassuré les jeunes présents et pour certains, leurs parents. 
    “Nous sommes tout prêts d’une solution, c’est une entente que nous sommes en train de préparer, une base, une bonne base”, a affirmé François Hollande.
    Un quota d’étudiants français. “Nous ne demandons pas un privilège, nous demandons simplement une spécificité et la spécificité, c’est la reconnaissance de notre amitié” France-Québec, a déclaré le président français. 
    Certes, lui a répondu Philippe Couillard, mais cette relation ne doit pas être “exclusive” et doit donc traiter chacun sur une base égalitaire.
    En l’absence d’un accord, le Québec et la France sont convenus des principes qui le guideront, soit que les étudiants français puissent continuer à venir au Québec “en bénéficiant d’un traitement spécifique”, et que plus de Québécois puissent étudier dans les universités en France, même “éventuellement dans les grandes écoles”, a précisé Philippe Couillard. 
    L’accord devra également tenir compte des objectifs budgétaires du gouvernement du Québec, a-t-il dit.
    Engagé dans un budget de rigueur, le gouvernement provincial envisage de relever les droits d’inscription des quelque 12 000 étudiants français dans ses universités en mettant fin à un accord datant de 1978.
    Mais pour l’heure, selon une source diplomatique, Philippe Couillard campe sur ses positions : maintien des droits alignés sur ceux des étudiants québécois pour les étudiants déjà inscrits à cette rentrée universitaire. 
    Pour les années suivantes, les universités québécoises auraient un quota pour des étudiants français à tarif préférentiel, aligné sur les droits québécois. Les autres candidats, non sélectionnés, paieraient le tarif canadien non québécois.
    Cette solution de quotas risque d’être compliquée à mettre en œuvre avec une ventilation entre filières et entre universités québécoises, et de créer une distorsion selon les besoins du Québec.
    “Je sais combien les difficultés budgétaires, ici comme ailleurs, obligent à faire des choix. Encore faut-il qu’ils soient bons”, a déclaré François Hollande en s’adressant aux députés de l’Assemblée nationale du Québec.
    “Il faut que ces choix budgétaires, qui doivent nous conduire à réduire ces déficits, n’entravent pas les priorités qui sont les nôtres, notamment l’éducation, la recherche, la culture”, a-t-il plaidé. 

    AFP

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