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Il quémande de la monnaie, du ma’a puis un rapport sexuel

mercredi 24 juillet 2019

Pour l’expert, le prévenu représente une potentielle dangerosité, avec un risque important de récidive.

Pour l’expert, le prévenu représente une potentielle dangerosité, avec un risque important de récidive. (© Florent Collet)

Les faits ont eu lieu à 15 heures à côté du Conseil économique, social et culturel (CESC) en février 2016. Trois ans plus tard, la victime de Cédric A. n’ose toujours plus se déplacer seule, et est toujours en proie à des troubles du sommeil.

Ce jour-là, “j’ai compris qu’il fallait que je reste calme, sinon j’allais ramasser”, explique-t-elle avec difficulté, la gorge nouée, les yeux embués par les larmes. “Il m’a prise en otage.”

La jeune femme finit son travail et rejoint sa voiture quand Cédric A. arrive à son niveau et lui demande de l’argent pour acheter du ma’a. Face au refus de la jeune femme, il lui demande si elle n’aurait rien à manger, mais n’obtenant rien, il lui indique vouloir “manger” son intimité. Il joint le geste à la parole, empêche la jeune femme de refermer la porte, pose ses mains sur ses genoux pour tenter de mettre sa tête entre ses cuisses.

Lorsque la jeune femme tente d’appeler au secours, il la fait taire un posant sa main sur sa bouche. “Je ne sais pas ce qu’il m’est arrivé. C’est la première fois”, indique le jeune homme de 28 ans à la barre. “Je ne sais pas ce qu’il s’est passé dans mon esprit, j’ai changé de caractère.”

Fort heureusement, la victime réussit à attirer l’attention d’un cycliste passant par là. Ce dernier parviendra à mettre Cédric A. en fuite. Le rapport d’expertise décrit le profil inquiétant d’un homme en disette affective et sexuelle, souffrant de psychoses chroniques, avec un risque important de récidive et une potentielle dangerosité. L’homme n’exprime pas de regret.

“La victime aurait aimé recevoir des excuses”, répète plusieurs fois le juge à l’adresse du prévenu qui lâche simplement “j’accepte” avant que le juge ne lui explique que c’est lui qui doit des excuses.

L’homme a déjà des condamnations pour des faits de types différents. “Ce procès va rappeler et fixer la valeur de l’interdit à l’auteur. Il ne faut pas banaliser ce type d’actes qui sont rares en Polynésie et s’exercent normalement dans le cadre familial. La peine maximale pour ce type de faits est de 7 ans”, explique la procureure qui requiert 18 mois de prison dont 8 mois avec sursis pour cette tentative d’agression sexuelle.

L’homme est finalement condamné à 12 mois de prison dont 6 avec sursis et une mise à l’épreuve de 3 ans l’obligeant à suivre des soins et indemniser la victime de son préjudice moral. Il est également inscrit au fichier des délinquants sexuels.

 

F.C.

 

 

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