Radiothérapie – La polynésie pourrait accueillir les patients calédoniens

    jeudi 21 janvier 2016

    Le ministre de la Santé, Patrick Howell, et la ministre du Travail, Tea Frogier, ont rencontré ce jour, à la Présidence, une délégation de Nouvelle-Calédonie, conduite par Valentine Eurisouke, membre du gouvernement en charge de la Santé, et comprenant des responsables de la CAFAT (caisse de protection sociale de Nouvelle-Calédonie), dans le cadre d’un projet de coopération en radiothérapie entre les deux collectivités.

    La Nouvelle-Calédonie et la Polynésie française sont les 2 principales communautés d’outre-mer du Pacifique Sud. Elles ont une population équivalente, avec des problématiques communes : isolement géographique par rapport à la métropole, insularité, dimension culturelle et émergence de besoins de santé (cancer, pathologie cardiovasculaire, obésité, diabète). L’expérience des évacuations sanitaires vers la métropole se traduit par des coûts de prise en charge élevée, un déracinement des patients, un isolement familial et psychologique en l’absence d’accompagnement (familial, social, psychologique…).

    Sur la base de ces éléments de convergence une offre de soins commune peut être proposée pour les patients des deux collectivités. Un projet de coopération en matière de radiothérapie est le premier projet d’envergure associant potentiellement les deux collectivités et leurs principaux établissements hospitaliers.

    L’offre de soins hospitalière du CHPF (Centre hospitalier de Polynésie française) en oncologie médicale et radiothérapie est solide. Ce projet de coopération en radiothérapie avec la Nouvelle-Calédonie est un projet qui s’insère dans une dynamique régionale. Le service de radiothérapie en Polynésie française est ouvert depuis maintenant quatre ans et permet la prise en charge d’environ 300 patients chaque année. Ce nombre de patients reste bien inférieur à la capacité maximale de traitement des équipements du service.

    Le partage de l’expérience technique et médicale entre les deux collectivités est de nature à contribuer à assurer la formation de personnels médicaux et paramédicaux calédoniens pendant une période transitoire. A terme, certaines techniques ou matériels coûteux pourraient être mutualisés entre les deux territoires. Pour la Polynésie, l’augmentation de la patientèle est de nature à optimiser l’utilisation de ces équipements coûteux tout en finançant plus rapidement leur amortissement et garantissant de fait le financement des mises à jour futures (introduction de nouvelles techniques) et, à plus long terme, leur renouvellement. A terme, ce type de répercutions est également envisageable pour d’autres équipements.

    Pour la Nouvelle-Calédonie, outre les aspects positifs que représente une prise en charge dans un espace francophone proche géographiquement, celle-ci permettrait d’envisager une diminution de moitié des dépenses par rapport au traitement en Australie et un coût équivalent, voire moindre (transports et hébergement moins coûteux) qu’en métropole. Cette première étape symboliserait la rationalisation des coûts de santé et l’émergence d’une expertise en oncologie dans le Pacifique Sud, au-delà des territoires francophones.

    D’après un communiqué

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