Raffarin : “Une France sans Polynésie serait, à bien des égards, affaiblie”

    vendredi 6 mars 2015

    À la veille de son retour en métropole après avoir séjourné une semaine en Polynésie à l’occasion d’un voyage privé, l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, et sénateur UMP, a accordé une interview exclusive à La Dépêche de Tahiti. Marqué par “la gentillesse des gens”, l’intéressé “repart avec beaucoup d’émotions personnelles”. “Si je peux être utile pour la Polynésie, je le serais volontiers”, jure-t-il. L’ancien locataire de Matignon donne également son point de vue sur divers sujets d’actualité dont le dossier du nucléaire, les dissensions au sein du Tahoera’a ou encore le combat d’Oscar Temaru pour l’indépendance du Pays. Enfin, bien qu’il “ne participe pas à une campagne électorale”, il dit tout le bien qu’il pense du sénateur sortant, Vincent Dubois. Entretien.
     
    Vous venez d’effectuer un séjour privé en Polynésie. Était-ce une première et pourquoi avoir choisi cette destination ?
    Tous les ans, à l’occasion de l’anniversaire de mon épouse, nous faisons, avec sa meilleure amie et son mari, un voyage au mois de février. Nous cherchons à chaque fois à découvrir des choses que nous ne connaissons pas. Depuis très longtemps je voulais connaître ce morceau de France, avoir un vécu personnel de la Polynésie. Pour parler avec les gens, voir les beautés du pays.
     
    Vous rentrez en métropole ce matin. Que retiendrez-vous de votre séjour ?
    D’abord la qualité humaine, la gentillesse des gens. Cette forme relationnelle à la fois simple, chaleureuse et généreuse. Ce fut de très belles rencontres avec des gens différents. Des Polynésiens profondément enracinés et des Français, des Américains, des gens qui ont eu un coup de foudre pour ce territoire.
    Je repars avec beaucoup d’émotions personnelles. Il y a une forme de respect des uns et des autres ici. C’est assez amusant car il n’y a pas de flagornerie. On se tutoie très facilement. Donc le contact est à la fois direct et simple, mais profondément respectueux de l’autre.
    Et il y a aussi l’émotion que suscitent les paysages. J’ai été très marqué. Nous avons débuté notre séjour par Bora Bora. Puis à Huahine avec des paysages très authentiques. On voit des projets de développement, mais aussi des gens qui sont quelques fois dans une certaine misère. Il y a un certain nombre de sujets sociaux. La Polynésie, pour moi, c’est d’abord un peuple et après un paysage. Dans les îles, il y a le goût de l’essentiel. On n’est pas trop dans le détail, dans le superflu de la société de consommation. Je suis très content de ce séjour et je m’organiserai pour revenir.
     
    Jacques Chirac, dont vous avez été le Premier ministre, était également attaché à la Polynésie. Aviez-vous déjà évoqué le sujet avec lui ?
    Bien sûr. J’ai souvent eu l’occasion de parler de la Polynésie avec lui. Il avait un attachement très personnel, des amis forts. Jacques Chirac a ce souci du respect de la diversité.
    Il est toujours dans cette logique de diversité rassemblée notamment au travers de sa fondation. Le bonheur de Jacques Chirac, c’était d’unir les différences. Toute la fin de son combat politique sur les questions de développement et de protection de l’environnement allait dans cette reconnaissance des territoires, de leurs identités et, pour ce qui est de la République française, la recherche de l’unité. Pas une unité qui uniformise, mais une unité qui respecte.
     
    Propos recueillis par Jean-Baptiste Calvas
     
    Lire l’intégralité de l’article dans La Dépêche du 6 mars ou au feuilletage numérique. 

    LEPETANT 2015-03-09 06:39:00
    Les propos de Raffarin ressemblent à un copier-coller des élucubrations des bobos de gôche du Trocadéro.
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