Raiarii Tihupe-Faana jugé pour les meurtres de sa mère et de sa sœur

    lundi 7 septembre 2015

    Une nouvelle session d’assises s’ouvre demain au palais de justice de Papeete.  Six dossiers seront soumis à l’appréciation de la cour, qui les jugera en son âme et conscience.  Parmi ceux-ci, le meurtre d’une femme et de sa fille à Tubuai, ainsi que celui d’une mère de famille à Toahotu. Les accusés encourent la perpétuité.

    Ce sera l’un des procès les plus sordides de cette nouvelle session de la cour d’assises de Papeete, qui débute demain. Jeudi et vendredi, Raiarii Tihupe-Faana, presque 25 ans, comparaîtra dans le box des accusés pour le meurtre de sa mère, mais aussi de sa jeune sœur fa’a’amu. Des faits commis à l’issue d’un dîner familial, à Tubuai, aux Australes, il y a tout juste deux ans. Au petit matin du 31 août 2013, Raiarii Tihupe-Faana s’était livré de lui-même à la gendarmerie de l’île. En possession de deux couteaux, il avait annoncé à des militaires incrédules qu’il venait de tuer sa mère. Les enquêteurs s’étaient précipités au domicile familial où ils avaient effectivement découvert le corps sans vie de cette femme de 48 ans mais aussi celui de Vahine, 14 ans. Deux victimes qui avaient été poignardées dans le salon alors qu’elles étaient en plein sommeil.

    Photographies morbides

    L’autopsie pratiquée sur leurs dépouilles démontrera que la première avait été lardée d’une dizaine de coups de couteau, dont deux portés au niveau du cou. Le médecin constatera, sur le corps de la plus jeune, 28 plaies, dont une “majeure d’égorgement”. Comble du morbide, le meurtrier présumé avait pris des photographies des deux cadavres pour, avait-il déclaré aux gendarmes, démontrer qu’il racontait la vérité.
    Devant le juge d’instruction en charge du dossier, Raiarii Tihupe-Faana s’est pourtant montré peu bavard. Le jeune homme, fumeur de paka, s’est contenté d’indiquer, pour expliquer son geste, que sa mère se montrait trop sévère à son encontre. Et s’il avait supprimé sa sœur fa’a’amu, c’était par crainte qu’elle ne témoigne contre lui.
    Le profil de l’accusé a fait l’objet de diverses expertises. Les psychiatres ont conclu qu’il ne souffrait d’aucun trouble mental et qu’il était donc en mesure de comparaître devant la cour d’assises. Pour ce double meurtre commis sur des membres de sa famille, il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

    J-B.C.

    17 et 18 septembre : Jacques Krauser accusé d’avoir mortellement poignardé sa compagne

    Jacques Krauser comparaîtra-t-il devant ses juges ? Cet homme était déjà convoqué devant la cour d’assises, en novembre dernier, pour le meurtre de sa compagne. Mais l’accusé avait tenté de mettre fin à ses jours, par pendaison, la veille de son procès. Un geste qui avait conduit à son hospitalisation.
    Les magistrats avaient donc été contraints de reporter l’audience. Une nouvelle expertise de son profil psychologique avait été réalisée dans la foulée. Celle-ci avait démontré que son état était compatible avec une nouvelle comparution.
    Dans la nuit du 22 au 23 juin 2013 à Toahotu (Presqu’île), une dispute avait éclaté entre ce sans domicile fixe de 61 ans aujourd’hui et sa compagne depuis six mois. Devant des témoins, l’homme avait poursuivi cette mère de cinq enfants, un couteau de cuisine de 20 centimètres dans la main, puis l’avait frappée par deux fois au thorax. C’est la victime elle-même qui avait retiré l’arme blanche de son corps dans l’espoir de ne plus être poignardée. Elle avait cependant rapidement succombé à ses blessures malgré l’intervention des secours.
    Lors de l’enquête, le sexagénaire avait reconnu son geste, expliquant aux gendarmes avoir “pété les plombs”. Puis, lors de l’instruction, il était revenu sur ses précédentes déclarations. Lors du procès, les 17 et 18 septembre, les débats devraient notamment porter sur l’état mental de
    l’accusé. Pour le meurtre de sa compagne, il risque de finir ses jours en prison.

    21 septembre : comparution pour avoir tenté d’obtenir la rétractation d’une victime de viol

    Une jeune femme comparaîtra devant la cour d’assises le 21 septembre mais la composition de la juridiction sera un peu spéciale. Seuls trois magistrats professionnels siégeront et non, à leurs côtés, les jurés populaires. La mise en cause est accusée de “menace ou intimidation pour déterminer une victime à ne pas porter plainte ou à se rétracter”. En février 2014, un homme avait été condamné à huit ans de prison pour avoir violé sa fille. Quatre autres personnes de la même famille avaient également écopé d’une peine d’un an et demi de détention avec sursis car elles avaient tenté d’inciter la victime à retirer sa plainte.
    Une cinquième personne n’avait pu comparaître à cette date pour des raisons médicales : celle qui sera finalement jugée le 21 septembre. La mise en cause nie les faits qui lui sont reprochés.

    Assises : trois affaires de viols inscrites au rôle

    Comme à chaque session d’assises, des affaires de viols intrafamiliaux seront soumises à l’appréciation de la cour. Trois dossiers, dans lesquels les victimes présumées sont mineures, sont programmés. L’un d’eux se tiendra devant la cour d’assises des mineurs, donc à huis clos. Les deux autres affaires pourraient également être étudiées lors d’audiences non publiques.

    Bouloulou 2015-09-07 18:30:00
    C''est malheureux de voir ces bandes d''assassin et violeur,un fumeur de canabis qui tue sa mère et sa sœur
    Pourquoi le justice fais toutes une histoire
    Dès qu''il y a une preuve,faut lui couper la tête
    Faut arrêter de discuter la
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