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RAIATEA – Les enjeux économiques et environnementaux du tourisme nautique en séminaire

lundi 5 février 2018

Tous les services de l'Etat, du Pays et des communes pour dynamiser le tourisme nautique. (© présidence)

Tous les services de l’Etat, du Pays et des communes pour dynamiser le tourisme nautique. (© présidence)

Six ans se sont écoulés depuis la 2e rencontre et les acteurs partenaires du tourisme nautique avaient à cœur de faire le point de la situation.

Avant d’aborder un sujet qui avait fait déplacer de très nombreuses personnes de toutes les îles Sous- le-Vent, le tavana hau des Raromata’i, Raymond Yeddou, a tenu à souligner ce qui avait été fait avec la création des sites d’accueil dans les îles.

Il a souligné le bond en avant d’une économie qui affche des taux de progression impressionnants selon les activités et l’avenir de cette filière porteuse d’emplois.

La ministre du Tourisme, Nicole Bouteau, a conduit une rencontre de trois heures qui fut fortement animée et contradictoire.

Elle a dressé un bilan global et elle a surtout rappelé aux uns et aux autres qu’il fallait rester unis pour avoir de meilleurs résultats. “Nous sommes là pour le développement du tourisme nautique aux Raromata’i et rien d’autre.” a t’elle dit.

“Les bases charter et les escales des paquebots se font dans vos îles, nous devons résoudre ce qui ne va pas.”

Le tourisme nautique est en fait victime de son succès, les deux derniers bilans du tourisme nautique, 2010 et 2012, sont dépassés tant les besoins dans les communes et chez les professionnels sont nombreux.

Cette évolution ne s’est pas faite sans problèmes. Pour les tavana des communes Raromara’i la réflexion du maire de Huahine, “qui fait quoi ?” résume une situation générale de compétence maritime.

“La création des sites d’accueil a généré des problèmes”, relèvent les élus qui n’ont pas trouvé les entreprises chargées de la gestion et de l’entretien des mouillages. “640 000 frs de redevances nautique pour 120 millions d’investissements, c’est peu”, a relevé le payeur des îles Sous-le-Vent.

Les remarques des représentants de la profession soulignent les craintes d’un développement mal maîtrisé.

Ainsi à Huahine on dénonce les dégâts des ancres sur les coraux. À Raiatea on relève que rien n’existe sur place pour pomper les eaux grises et noires des voiliers et que les textes recommandent la vidange des eaux usées à cinq miles des côtes.

Il y a aussi un besoin urgent d’infrastructures portuaires à Bora Bora ainsi qu’une demande d’étude économique sur l’arrêté, non encore appliqué, de l’interdiction de nourrissage des poissons et requins.

“Le nourrissage constitue notre meilleur argument touristique”, explique le représentant de Bora Bora activities. Le capitaine Bouteau tient fermement la barre du tourisme nautique qui, malgré les petits écueils rencontrés, a incontestablement le vent en poupe en ce moment aux iles Sous-le- Vent.

 

De notre correspondant Jean-Pierre Besse

 

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