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Raiatea – Grogne contre les mouillages sauvages

mercredi 7 août 2019

La réglementation concernant les zones de mouillage à Raiatea est à redéfinir selon les membres de l’association Paruru i te Tatahi e te Tairoto”. Photo : DR

La réglementation concernant les zones de mouillage à Raiatea est à redéfinir selon les membres de l’association Paruru i te Tatahi e te Tairoto”. Photo : DR

Sur la côte ouest de Raiatea, notamment aux alentours de Miri Miri, l’association Paruru i te Tatahi e te Tairoto composée de riverains mène depuis plus de cinq ans des actions en faveur de la préservation du littoral et du lagon.

Dans cette intention, certains de ces membres procèdent couramment à des interventions informatives auprès des plaisanciers désireux de jeter l’ancre dans la zone. Il s’agit selon eux, d’informer ou de rappeler aux passants que le délai légal d’un mouillage forain est de 48 heures, et de les encourager à être respectueux des environs.

Il y a deux semaines, la tension est monté d’un cran lorsqu’un groupe de plaisanciers souhaitant prolonger leur arrêt refusent de lever l’ancre au terme des deux jours de stationnement autorisés réglementaires.

Certains membres de l’association décident alors de se confronter personnellement aux navigants des trois voiliers concernés. Des plaintes sont finalement déposées à la gendarmerie de Raiatea à l’encontre des personnes de l’association présentes lors des faits.

Celles-ci sont à juste titre invitées à faire preuve de tolérance envers les plaisanciers par les autorités.

Aujourd’hui, lassés par certains comportements irrespectueux du lieu (abandons de voiliers, dépassement du délai de 48h, endommagements de coraux, etc..), les adhérents souhaitent faire réagir le Pays, en suggérant l’élaboration d’une réglementation structurée et personnalisée concernant les zones de mouillage à Raiatea, à l’image de ce qui a été mis en place à Bora Bora (Arreté n°2442 CM du 22.11.18).

En effet, les membres de l’association affirment rejoindre l’idée de développer le tourisme nautique (charters, ancrages passagers, etc…), mais blâment l’insuffisance de moyens officiels permettant l’harmonie indiscutable entre résidents et “voileux”.

Il y a trois ans, suite à des cas similaires de désaccord opposant adhérents de l’association et propriétaires de voiliers, pour les mêmesraisons, des réunions ont été organisées en présence de maires et d’habitants de l’île. Une solution parmi d’autres aurait alors été envisagée ; l’ajout de trois à cinq corps-morts supplémentaires par commune-associée.

On note que l’ajout de corps-morts supplémentaires nécessiterait primordialement une révision efficace de ceux déjà existants sur le plan d’eau de l’île.

À l’heure actuelle, les riverains sont dans l’attente de dispositifs officiels permettant la conciliation, mais refusent de rester inactifs face aux comportements qu’ils jugeraient irrespectueux de l’environnement.

Dans l’espoir que la situation ne s’empire pas d’avantage et qu’un compromis soit trouvé entre tous.

 

A.M.

 

 

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