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RAIATEA – Incidents liés à la distribution d’eau et d’électricité

mardi 14 mai 2019

Fuites diverses sur la conduite principale. (© AM/LDT)

Fuites diverses sur la conduite principale. (© AM/LDT)


À Uturoa, à Raiatea, un conflit oppose depuis plusieurs années des propriétaires et le “lotisseur” qui leur a vendu leurs terrains. Les propriétaires ont été victimes à plusieurs reprises d’incidents de distribution d’eau et d’électricité. Le “lotisseur”, qui a fait des travaux, leur a ensuite présenté un cumul d’impayés. Aujourd’hui, tous refusent de payer la facture.

Des incidents liés à la distribution d’eau (coupures régulières, fuites d’eau) et d’électricité (chutes de tension) poussent à bout les habitants d’un quartier de Uturoa, à Raiatea, devenus propriétaires après l’achat de terrains auprès de la même personne. Malgré plusieurs tentatives de leur part de trouver des solutions pérennes, le conflit perdure depuis des années entre eux et le promoteur des terrains qu’ils ont tous achetés en connaissance de cause.

Quelques mois seulement après l’achat des terrains terrassés, certains nouveaux propriétaires étaient victimes d’une succession d’incidents hydrauliques. Le contexte est alors tel que le “lotisseur” des 21 terrains mis en vente installe pour 14 d’entre eux, situés en hauteur (plus ou moins 60 mètres d’altitude), un équipement surpresseur. S’en suit un conflit entre vendeur et acquéreurs qui, insatisfaits de l’installation (pression insuffisante, coupures d’eau répétitives), attendent de lui une gestion de l’alimentation en eau plus sérieuse, même si celui-ci répare pour l’heure les dégâts engendrés.

Quelques années plus tard, le “lotisseur” aurait présenté un cumul d’impayés dus à l’équipement surpresseur (plus d’un million de francs) aux acquéreurs. Ces derniers, refusant de s’acquitter des frais des dommages collatéraux de l’installation défectueuse au départ, réclament une redistribution des quotes-parts de chacun sur les factures dont il est question.

Aujourd’hui, l’équipement hydraulique reste dysfonctionnel et plusieurs familles se retrouvent encore couramment privées d’eau (17 jours sans eau en décembre dernier). Les échanges entre les deux parties sont à l’heure actuelle tendus. Le lotisseur, interrogé sur le sujet, explique qu’il est stipulé dans la plupart des actes notariés que les propriétaires s’étaient engagés à participer à l’entretien des servitudes et des réseaux.

Des réunions ont été organisées à de multiples reprises auprès de la mairie de Uturoa afin de tenter de trouver un arrangement.

 

Quel rôle pour la commune ?

 

Lorsque les propriétaires exposent leur problème à la commune, celle-ci se décharge de toute responsabilité, puisque la zone concernée est considérée comme privée. Cependant, un autre problème est relevé par les habitants de la zone, qui ont démontré, sous contrôle d’huissier de justice, le dysfonctionnement des deux bornes d’incendie depuis déjà quelques années et malgré les rapports annuels des pompiers.

Malgré la “privatisation du quartier”, la mairie est intervenue à quatre reprises, dont deux fois ces derniers mois. Questionné, le “lotisseur” explique que la mairie intervient en toute bonne foi afin de venir en aide aux résidents.

Le 7 janvier, les équipements lâchent à nouveau mais la commune, cette fois-ci décide, de ne plus intervenir et envoie d’ailleurs la facture de ses précédentes opérations.

Alors qu’il est impossible pour les habitants de savoir à qui s’adresser pour résoudre ces problèmes d’alimentation d’eau, ces derniers se demandent pourquoi tous ces terrains n’étaient pas soumis à la réglementation du lotissement (bien qu’au courant lors de l’achat des terrasses). Le “lotisseur”, lui, explique avoir procédé dans le bon respect de la réglementation exigée par l’urbanisme à l’époque.

 

Nouveau rebondissement : apparition de la faille

 

De ce fait, l’entrepreneur se décharge des responsabilités qui lui seraient imposées en tant que lotisseur et le communique aux acquéreurs. Cependant, sur un des actes notariés, il est stipulé que la parcelle concernée “est soumise à la réglementation des lotissements”, le “lotisseur” nous explique que cette incohérence est justifiée par la procuration qu’il avait faite à son notaire à l’époque pour le traitement de cet acte, et qu’il s’agit uniquement d’une incohérence d’ordre rédactionnelle.

En 2016, la situation s’est dégradée avec l’apparition d’une faille le long de la servitude (vers le lot 10). La zone du quartier directement concernée par cette faille est, selon les dires des “anciens”, une zone rouge.

En cas d’inaction et de catastrophe, les risques de cette faille impliqueraient les résidents du bas de la zone qui se retrouveraient alors ensevelis (un de ces habitants à déjà opté pour une location d’habitation ailleurs à la demande de la commune). De plus, huit ou neuf familles, situées en hauteur du quartier, verraient leur unique route de passage condamnée. Le “lotisseur”, interrogé sur cette possibilité, nous a confié être en quête d’une solution.

La situation, plus que délicate pour toutes les parties, semble ne présenter aucune solution, si ce n’est saisir la justice, engendrant des frais pour qui veut bien le tenter.

 

De notre correspondante A.M.

 

 

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