Raiatea – La passe Te Ava Piti au cœur de l’hommage à Laurent Bourgnon

lundi 13 juillet 2015

Selon le souhait de Caroline Bourgnon, un dernier hommage a été rendu dans la passe de Te Ava Piti où son mari plongeait souvent lorsqu’ils vivaient à Raiatea. Près de 80 sympathisants et amis du couple ont été embarqués dans des bateaux, poti marara et voiliers, afin de participer à un moment de recueillement à la mémoire du navigateur disparu aux Tuamotu. Rappelons que Laurent Bourgnon, le double vainqueur de la route du rhum (1994 et 1998), pratiquait le charter nautique dans cet archipel avec son bateau le Jambo. C’est au cours d’une plongée sous-marine avec des clients, le 24 juin, sur le tombant de l’atoll de Toau (un site qui compte parmi les sites de plongée les plus renommés au monde), qu’il s’est éloigné de la palanquée pour un trip solitaire. À l’issue de cette sortie, le navigateur franco-suisse n’est pas reparu malgré les recherches engagées par le MRCC, et qui se sont poursuivies plusieurs jours, sur un site où les courants sont assez violents. Son frère Yvan est venu à son tour de métropole, afin de poursuivre les recherches durant une semaine ; elles se sont finalement restées vaines. À l’issue d’une vingtaine de minutes à faible allure, la flottille mobilisée est arrivée dans la passe faisant face à Uturoa, et s’est placée en cercle, dans un endroit éloigné de la houle, afin que des fleurs amenées puissent être laissées plus sereinement au fil de l’eau. Venue avec des amis proches, Caroline a donné le signal du début de l’hommage, en déposant sur l’eau, en hommage à son amour disparu, et avec émotion, une splendide couronne en forme de cœur piquetée de fleurs écarlates. Durant les cinq ans passés à Raiatea, le couple et ses quatre enfants s’était parfaitement inséré dans la vie de l’île, et l’émotion au sein de la communauté, témoignée par l’hommage rendu, était à la hauteur de l’implication de Caroline et Laurent. Un hommage marin, appuyé et émouvant. Si la disparition d’un être cher est toujours dramatique, lorsque le corps manque, le deuil et la situation administrative deviennent encore plus difficiles pour le conjoint. C’est avec beaucoup de courage et de dignité que Caroline a vécu ce moment, et qu’elle a remercié tous ceux qui étaient venus témoigner de leur affliction et leur sympathie.

De notre correspondant Jean Claude Bocher

    Edition abonnés
    Le vote

    Le Kitesurf :

    Loading ... Loading ...
    www.my-meteo.fr
    Météo Tahiti Papeete