RAIATEA – Lutter contre les maladies des vanilliers

mardi 21 juillet 2015

Les différents chercheurs des organismes ayant collaboré à la concrétisation du projet VaBiome se sont retrouvés, mercredi dernier, à Raiatea, pour rencontrer les vaniliculteurs et livrer le bilan de leurs études au public. Financé par l’Agence nationale de la recherche, la Région Réunion, ainsi que par les différents partenaires (lire ci-contre), le projet VaBiome était coordonné par Pascale Besse, généticienne à l’île de La Réunion. En ce qui concerne l’Établissement Vanille de Tahiti (EVT), il s’agissait d’identifier le pathogène responsable de la fusariose (thèse de Timeri Atuahiva) puis de trouver un gène de résistance à cette maladie. Des travaux, toujours en cours d’étude au laboratoire de l’EVT de Uturoa, sont assurés par Sandra Lepers-Andrzejewski, responsable de la recherche et du développement de la vanille. Un autre aspect important du projet VaBiome est l’étude des vanilliers sauvages de Guadeloupe et de Mayotte, pouvant permettre des croisements intéressants pour un renforcement des vanilliers cultivés. Une trentaine de personnes et producteurs, particulièrement concernés par la bonne santé de la vanille, se sont retrouvées dans la salle des mariages de la mairie de Uturoa pour écouter les exposés de chacun des chercheurs présents. Ceux-ci, venus de Paris, de l’île de La Réunion et du laboratoire de recherche de l’Établissement Vanille de Tahiti, ont exposé les résultats de leurs recherches et répondu aux questions de la salle.

Des résultats de haute teneur bientôt publiés

Dans le cadre du projet dont il est question, et qui a duré trois ans, Michel Dron, professeur en biologie à l’Université de Paris sud, explique qu’“il y a eu une approche de génétique génomique, une approche de pathologie et une autre de biomathématique. Pour utiliser la première, il faut utiliser un matériel relativement sophistiqué et qui coûte très cher, ce sont des séquenceurs d’ADN, et notamment des réactions en chaîne par polymérase (PCR) quantitatives. Chacun de ces appareils coûte 10 millions de francs, et évidemment, il est difficile d’en faire l’investissement dans chaque site. Pour cette raison, il est donc indispensable qu’ils puissent servir à l’étude du génome de la vanille, mais qu’ils puissent aussi permettre d’étudier le génome de la pomme de terre, de la tomate, etc. Un autre exemple, qui est plus de la matière grise, on va dire, se trouve à Paris sud ou l’on est le 2e centre le mieux considéré dans le domaine des mathématiques dans le monde, derrière celui de Princeton, aux États-Unis.” Pour conclure cette conférence publique, Pascale Besse a indiqué que “c’est un bilan pleinement positif qui est rendu aujourd’hui, et l’on est hypersatisfait avec tous les échanges qui ont été mis en place. Nous avons réussi à obtenir des résultats scientifiques de haute teneur, qui vont être publiés dans des revues spécialisées.”

De notre correspondant Jean Claude Bocher

 

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