Les Raromatai au cœur du festival du himene

    jeudi 27 octobre 2016

    Les Tamarii Mahina seront présents. (© archives LDT)

    Les Tamarii Mahina seront présents. (© archives LDT)

     

    Heiva Tarava, le retour. Après une première édition le 14 novembre, l’année dernière, la Maison de la culture – sur une idée originale de son ancien directeur, aujourd’hui ministre, Heremoana Maamaatuaiahutapu – a annoncé, hier matin, dans ses locaux, la deuxième édition du Heiva Tarava, consacrée cette fois-ci aux Raromatai.

    Six groupes seront en lice, dont un seul véritablement issu des îles Sous-le-Vent, de Huahine précisément.
    Les himene sont “à la croisée des chemins des hymnes religieux des premiers missionnaires protestants et des chants polyphoniques tahitiens libres et voluptueux d’avant l’arrivée des Européens”, avait écrit le regretté Jean-Marc Pambrun, lors du Heiva de 1998. “Les pupu himene viennent des paroisses, ne l’oublions pas”, ont rappelé les organisateurs, hier matin, à juste titre.

    Pour la partie historique, rappelons que les himene s’expriment tout d’abord de manière officielle à l’occasion des premières festivités du 14-Juillet, en 1881, et permettent aux districts de rivaliser amicalement sur fond de louanges à leurs légendes et leurs terres.
    Ce premier tiurai avait réuni 30 groupes de chant avec des effectifs impressionnants, le dernier Heiva en a réuni à peine moins : 21 groupes sur scène ont prouvé la vivacité de cette pratique. Ils seront six issus principalement de Tahiti (Papeete, Faa’a, Arue) à se produire le 5 novembre, dans les jardins de Paofai.

    Preuve réelle que l’engouement reste vivace, “transgénérationnel”, les âges au sein de la troupe Faretou, de Edwin Teheiura, présent hier.
    “De 14 à 70 ans”, a répondu le directeur du groupe, maintes fois primé au Heiva, seul véritable événement de l’année dédié aux himene.
    “Une occasion de les découvrir hors concours”, ont donc rappelé les organisateurs, hier, en dévoilant le programme.

    À l’instar de l’année dernière, l’idée maîtresse reste d’aider “à la réappropriation de la population de ces chants”, “garants de la transmission orale de nos valeurs, de nos histoires et de notre Histoire”.
    Pour cela, trois ateliers seront mis en place, pour tout connaître de l’organisation d’un tarava, quelle est la particularité de chaque voix…

    Des informations fort utiles car le public, en fin de soirée, sera invité à chanter un himene ‘amui avec les 500 chanteurs et chanteuses des six groupes en lice, qui se produiront tous avant ce chant final (lire ci-dessous).
    Chacun des groupes interprétera deux himene, un de sa composition, un autre ancien, mis à disposition du service de la culture, qui a tiré de ses archives des chants qui remontent, pour certains, à 1929.

    Et puis, le public, venu fort nombreux en 2015 et fort des enseignements tirés des précédents ateliers, sera invité par les six groupes à chanter avec eux une louange à la grande pirogue ancestrale culturelle, spécialement composée pour l’occasion.
    Et bonne nouvelle pour les îles, TNTV sur Internet et Te reo o Tefana en radio diffuseront ces chants en direct.

    Côté organisation, on réfléchit déjà à la troisième édition de ce Heiva Tarava, qui devrait avoir lieu en novembre de l’année prochaine.
    Ce seront sans doute les Tuha’a pae qui seront à l’honneur, mais d’ici là, place aux Raromatai !

    Christophe Cozette

     

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