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Le ras-le-bol des résidents du plateau des Ananas

jeudi 9 mars 2017

plateau des ananas toahotu

Au quotidien, plusieurs dizaines de familles empruntent cette piste, malgré les risques. (© Anne-Charlotte Bouleau)


La première portion de la route d’accès au plateau des Ananas, difficilement praticable, cumule les dangers, entre chutes de pierres et de branches d’arbres. Quatre-vingts familles emprunteraient ce passage quotidiennement, en voiture et même à pied, pour certains enfants. Suite à un énième incident, la présidente de l’association du plateau des Ananas lance un ultimatum aux autorités, sous la forme de possibles poursuites judiciaires.

En cette saison des pluies, les résidents du plateau des Ananas ne cachent pas leur inquiétude. Plusieurs dizaines de familles empruntent quotidiennement l’unique chemin d’accès à leur domicile, en voiture et même à pied, pour certains enfants.

Or, le trajet est loin d’être de tout repos… Sur la première portion, la piste est sérieusement cabossée, mais il faut lever les yeux pour mieux comprendre ce qui préoccupe vraiment les riverains : des arbres imposants, toutes racines dehors, prêts à tomber, et des blocs de pierre tout aussi menaçants.

D’ailleurs, les éboulements ne sont pas rares. “Deux personnes ont reçu des pierres récemment, dont une le week-end dernier, sur son pare-brise. Ça fait sept ans qu’on se bat au sujet de l’insécurité qui règne dans cette montée forte. On commence à en avoir marre, parce qu’on passe notre temps à relancer les tavana, le procureur, la protection civile, le président du Pays et le haut-commissaire. Pourquoi personne ne réagit ?”, s’interroge Stella Hopuu, présidente de l’association du plateau des Ananas.

 

Pour une sécurisation en urgence

 

“À chaque fois, on fait une petite prière, en espérant que rien ne nous arrive”, confie-t-elle, résidant dans le quartier depuis vingt ans. Pour la militante, ce sont essentiellement les 500 premiers mètres qui doivent être sécurisés en urgence, un projet d’envergure qui se heurte à un conflit foncier.

“Aujourd’hui, nous sommes 80 familles à vivre là-haut. Il faut lever le statut privé de cette route et intervenir”, lance Stella Hopuu. Pour les riverains, il y aurait bien une lueur d’espoir dans l’hypothèse de la construction d’une nouvelle école sur le plateau, synonyme d’une amélioration des conditions d’accès.

Avec une étude de faisabilité en cours, le projet est toujours d’actualité, mais à quelle échéance ?

“Si rien n’est fait pour notre sécurité, on est prêt à lancer des poursuites judiciaires. Il ne nous reste plus que cette solution, et c’est ce que j’ai proposé lors de l’assemblée générale, samedi dernier. On a fait couler beaucoup d’encre et rien n’a changé, au contraire, la situation continue de se dégrader”, lance la présidente de l’association, comme un ultimatum.

 

A.-C.B.

 

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