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Recensement 2017 : vous serez tous “interviewés” avant le 13 septembre

jeudi 17 août 2017

recensement

Isabelle Gauchenot, cheffe du projet de recensement 2017, Louise Amo, chargée de communication, et Fabien Breuilh, directeur de l’Institut de la statistique, présentent le recensement 2017. (© Marie Guitton)


Toc toc toc ! Vêtus d’une casquette et d’un t-shirt vert-pomme, 730 agents recenseurs, recrutés et formés par l’Institut de la statistique de la Polynésie française (ISPF), commenceront à passer vous voir, dès aujourd’hui. Maison individuelle, appartement, bateau, prison, internat, hôpitaux, hôtels, habitation de fortune ou personnes sans abri… En quatre semaines, d’ici au 13 septembre, chaque résident du fenua, quelle que soit sa nationalité, recevra leur visite. Tout le monde est obligé de répondre aux questionnaires, si possible avec le sourire. Car le recensement de la population, qui a lieu une fois tous les cinq ans, est très important pour la vie des communes, du Pays, et des administrés eux-mêmes.

 

• Le recensement, une obligation

Tous les résidents de Polynésie recevront, entre aujourd’hui et le 13 septembre, la visite d’un agent recenseur. Pour le reconnaître, il portera une casquette et un t-shirt verts, avec un logo fuchsia, une sacoche bleue et, surtout, il devra vous présenter sa carte “République française”, avec sa photo, les bandes bleu-blanc-rouge et la signature du directeur de l’Institut de la statistique (ISPF).

En cas de doute, un numéro de téléphone : le 40.47.34.47.

Les habitants sont obligés d’ouvrir leur porte, sous peine d’amende, car cette opération est reconnue d’intérêt général. C’est un devoir civique.
Si l’agent recenseur n’arrive pas à vous joindre, il déposera un avis de passage pour vous proposer un rendez-vous.

Si, quelques jours avant la fin du recensement, vous n’avez vu personne, merci de vous signaler.

 

 

• Des informations confidentielles

Au cours de son “interview” d’une dizaine de minutes (ou un peu plus longue pour les grandes familles ou les communautés d’habitants), l’agent recenseur posera des questions simples, en français ou en reo tahiti, paumotu, marquisien, etc.

Il remplira deux types de formulaires : une feuille de logement (nombre d’habitants dans la maison, liens de parenté, matériaux de construction, raccordement à l’électricité, à l’eau, confort, nombre de pièces, etc.), et des bulletins individuels pour chacun des occupants (âge, véhicule, langues parlées, formation, emploi, etc.).

La loi garantit la totale confidentialité des réponses fournies. Les habitants devront donner leurs noms et leur adresse, mais ces informations ne seront pas divulguées.

Elles serviront simplement à vérifier que les mêmes personnes n’ont pas été entendues deux fois.

“Tous les agents sont tenus au secret professionnel, et une fois transmises à l’ISPF, les données sont traitées de façon totalement anonyme”, promet ainsi Isabelle Gauchenot, la cheffe du projet de recensement 2017.

Les réponses ne donneront lieu à aucun contrôle, administratif, fiscal ou d’autre type.

 

• Connaître le nombre d’habitants en Polynésie

Dès la fin du mois de septembre 2017, les bulletins commenceront à être exploités.

La première information qui en sera issue sera le nombre d’habitants de la Polynésie française, de chaque archipel et de chaque commune. Ces chiffres seront rendus officiels avant le 31 décembre.

Savoir combien de personnes vivent à Punaauia, Taravao, Uturoa ou Maupiti par exemple est très utile.

C’est en fonction de leur population que les communes obtiendront leur dotation de fonctionnement en 2018 (via le fonds intercommunal de péréquation), ou que sera déterminé le nombre de leurs conseillers lors des prochaines élections.

 

• Une opération utile aux Polynésiens

Ensuite, une étude plus fine des bulletins permettra de rendre des résultats détaillés au courant du deuxième trimestre 2018. Ceux-ci seront disponibles sur le site www.ispf.pf.

Le dernier recensement, en 2012, avait par exemple montré une augmentation de la population aux Australes et aux Marquises, un étalement urbain à Tahiti, la baisse du taux de fécondité des femmes, ou encore le doublement du taux de chômage en cinq ans, atteignant 21,8 %.

Aujourd’hui, la population du fenua a encore changé, et il est temps de lui tirer le portrait. Si les jeunes sont nombreux dans telle zone, il va peut-être falloir une école supplémentaire, ou une salle de sports.

Si la population a encore vieilli, le gouvernement devra se hâter de réformer les retraites…

Les entreprises se servent aussi des statistiques pour s’implanter à tel ou tel endroit, en fonction de ce qu’elles commercialisent. Et comment donner du travail à tous les jeunes, alors qu’on ne sait même plus aujourd’hui combien en recherchent ?

“Le recensement, c’est vraiment une information structurante pour le Pays”, souligne donc Fabien Breuilh, qui rappelle que l’opération est chapeautée par l’Institut national de la statistique (Insee), qui la finance à hauteur de 315 millions de francs.

“Lorsqu’on crée une route, un nouvel internat, une maternité ou une section à l’université, ça bénéficie à tous, répète Isabelle Gauchenot. Donc ce recensement, il est vraiment très important.”

 

M.G.

 

 

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