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Record au fenua avec 283 actions recensées cette année

mardi 22 novembre 2016

Trois classes de Taimoana de Pirae préparent leur fa’a’apu. (© Christophe Cozette)

Trois classes de Taimoana de Pirae préparent leur fa’a’apu. (© Christophe Cozette)

 

La Semaine européenne de la réduction des déchets a débuté le week-end dernier, avec l’opération Green Days par exemple, et se poursuit tout au long de la semaine, pour la cinquième année consécutive.

Le fenua reste en tête des outre-mer, avec pas moins de 283 actions recensées, soit environ 63 % des actions dans les dom-tom-com. Celles-ci sont de toutes sortes et certaines sont même initiées par de simples particuliers, comme ce navigateur de la marina Taina qui, aujourd’hui, dans un atelier intitulé “j’m’entretiens”, va montrer aux intéressés comment créer ses propres produits ménagers naturels.

Il est loin le temps (en 2011) où la Polynésie avait sept actions labellisées. Même si, la plupart du temps, les opérations sont déclinées d’un établissement scolaire ou d’une entreprise à l’autre (et donc comptabilisées une à une), les chiffres sont exponentiels, démontrant ainsi l’engouement pour les actions vertes en Polynésie. Le nombre a considérablement augmenté ces dernières années avec 128 actions en 2014 et 225 en 2015.

Cette année, 89 porteurs de projets participent pour mener 283 actions (dont 167 en milieu scolaire) à Tahiti, Moorea et dans les îles, durant toute la semaine. Au niveau national, la Semaine européenne de la réduction des déchets (Serd) 2016 compte près de 4 580 initiatives.

 

Réduire peut être prévenir

 

La Serd “repose sur le concept de la prévention des déchets, c’est-à-dire qu’il faut agir avant que le déchet ne soit produit, car le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas”. Nous “achetons des produits en plus grand nombre et plus fréquemment qu’avant et les produits sont de plus en plus éphémères”, obsolescence programmée ou non.

Et à l’école Taimoana de Pirae, c’est même “zéro déchet, maxi recyclage” et l’opération, depuis maintenant trois ans, porte ses fruits, ou plutôt ses légumes. “On travaille sur le potager, à fond, durant toute une période, et le reste de l’année, les enfants s’en occupent, plantent, arrosent. Cela marche bien et c’est dans l’air du temps”, explique Nathalie Ehrhardt, professeur en CM2 à l’école Taimoana.

Les enfants plantent des herbes aromatiques – sauge, aneth, persil – mais aussi des légumes qu’ils peuvent consommer presque immédiatement, comme la salade, les radis, les carottes, les poivrons… Il leur suffit de ramener un peu de vinaigrette et il n’y a plus qu’à déguster.

“C’est valorisant pour eux, il y a un retour de leur investissement et ils sont contents de manger leur production”, commente leur maîtresse. Pour le moment, cela ne profite qu’aux classes concernées et pas à l’ensemble de l’établissement.
“Pour les parents, on a planté des herbes aromatiques pour la fête des mères qu’ils ont ramenées chez eux, dans de petits pots. Sinon, tout est consommé sur place car ce sont plutôt des légumes crus, rien ne va en cuisine”, explique Nathalie Ehrhardt.
C’est un travail en commun de trois classes distinctes. Tous les enfants ont ramené des graines de la maison – persil, salade, tomates, concombres – qu’ils ont fait germer, avant de les planter, dans un jardin spécialement aménagé à cet effet.

Petite nouveauté cette année, la classe de Nathalie Ehrhardt est chargée de fabriquer son propre compost, tout en faisant germer ses graines, comme les deux autres classes. Les élèves ont donc ramené des déchets organiques de chez eux et seront chargés de la collecte des déchets verts, à la cantine mais aussi à la récréation, pour faire du compost. La vérité sort de la bouche des enfants et la nature préservée de leurs mains.

 

Christophe Cozette

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