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Un recueil des textes primés au Heiva est en préparation

mardi 25 juillet 2017

heiva

Pour le ministre de la Culture,
Heremoana Maamaatuaiahutapu,
le Heiva i Tahiti 2017 a été “une belle édition
en danse et une très belle édition en himene”. (© Photo : Vaiana Hargous)


Au lendemain de la clôture du Heiva i Tahiti, nous avons souhaité revenir sur cet événement avec le ministre de la Culture, Heremoana Maamaatuaiahutapu. Outre son bilan positif, il nous apprend qu’un livre audio rassemblant les textes primés des dernières éditions du Heiva est en préparation. Nous en avons également profité pour l’interroger sur la nomenclature des pas du ‘ori Tahiti, qui est en préparation, et sur une éventuelle réglementation de la profession d’enseignant en ‘ori Tahiti.

 

Quel bilan faites-vous de cette dernière édition du Heiva i Tahiti ?

En chants et danses, c’était une belle édition. Tout le monde craignait la désaffection du public parce qu’il y a eu moins de grands groupes, cette année, par rapport à l’édition 2016.
On avait 12 groupes hura tau l’année dernière, cette année il n’y en avait que quatre.
Mais je pense que les groupes hura ava tau n’ont pas démérité, ils ont porté ce Heiva avec des spectacles de qualité. On a vu, cette année, des groupes hura ava tau du niveau des groupes hura tau. Donc une belle édition en danse et une très belle édition en himene.

Une grosse satisfaction aussi sur la participation en tarava Tuha’a pae : cinq groupes cette année, c’est quasiment du jamais vu. Et une belle participation du public.
On est sur des taux de remplissage équivalent en moyenne à ceux de l’année dernière, même s’il y avait moins de groupes hura tau, cette année.
L’autre explication du succès de la participation du public, c’est la vente en ligne. On est à plus de 50 % de billets vendus en ligne. On est très étonnés et cette vente en ligne, même si elle a été critiquée au début, a bien fonctionné et a permis de désengorger les guichets. On n’a pas eu ce rush que l’on connaît tous les ans sur les deux-trois premiers jours.
Une autre explication du fait que les guichets ont été moins saturés, c’est que les groupes ont eu droit à une prévente avant le public. Parce qu’on s’est rendu compte que c’est surtout les groupes qui venaient bloquer les guichets.

Quand vous avez, dès le premier jour, quatre à cinq groupes qui sont devant les guichets et qui commandent 200 à 300 billets avec 200 chèques différents, le système est bloqué.
Sur la partie tu’aro ma’ohi, il y avait également un bel engouement. On a été très content de voir le public participer.
Un gros succès pour le premier championnat du monde de grimper au cocotier, même si on n’a pas gagné…
Mais c’était très intéressant de voir nos cousins du Pacifique participer, même dans d’autres disciplines.
Sur le Heiva Rima’i, il y a eu 109 artisans qui se sont présentés, une bonne fréquentation et un chiffre d’affaires quasiment équivalent à l’an dernier. Il y a eu 9 528 articles vendus, ce qui est quand même important.
Le village du Heiva aussi a bien fonctionné. Les Japonaises qui étaient là en tant que spectatrices des soirées ont un peu dévalisé les stands, notamment celui de la Maison de la culture.

 

La grande nouveauté cette année, c’était l’attestation de participation remise à chaque groupe et un certificat aux meilleurs danseurs, comme cela se fait un peu dans tous les concours. C’était une volonté du Pays ?

C’est une demande qui a été faite par les groupes en ce qui concerne les meilleurs danseurs et meilleures danseuses parce qu’ils avaient aussi envie de valoriser leur titre et, en dehors d’un trophée, on ne leur remettait rien.
Pour les attestations de meilleur danseur et meilleure danseuse, c’est quelque chose qu’on avait commencé en 2013, si je ne me trompe pas.
Par contre, pour les groupes, c’est une nouveauté effectivement et une demande là aussi de leur part parce que pour les danseurs et danseuses, il y a parfois des demandes d’attestation, notamment quand ils sont invités à l’étranger. Et ça peut les aider aussi dans le cadre d’un recrutement éventuel.

 

Le Heiva représente un trésor patrimonial incommensurable, notamment en ce qui concerne les textes réalisés par les groupes. N’y a-t-il pas un moyen de valoriser ces trésors en dehors du Heiva ?

On vient enfin de réussir à convaincre les auteurs qui ont remporté le prix du meilleur auteur de ces dernières années à éditer ces textes. J’aurais aimé que ça sorte pendant le Heiva, mais on n’est pas prêts.
Il y a un recueil des textes primés au Heiva qui est en préparation actuellement et j’ai souhaité aller plus loin en demandant à ce que les auteurs lisent leur texte, pour avoir à la fois le texte, mais aussi la version lue, pour que ça devienne un livre audio, pour que ceux qui s’intéressent à l’apprentissage de la langue ne soient pas juste en face d’un texte avec des accents sans savoir comment prononcer correctement les termes écrits par chacun des auteurs.

 

Ça, c’est pour les textes récents. Qu’en est-il des textes anciens ?

Sur les textes anciens, on est aussi en train d’y travailler. En fait, on voulait commencer par les textes les plus anciens. Mais le premier problème est de les retrouver, parce que tous n’ont pas été archivés.
Le deuxième problème concerne les droits parce que lorsque l’auteur est décédé, ça devient tout de suite un peu compliqué.
Donc, finalement, on a pris le problème à l’envers et on a décidé de prendre les textes plus récents.

Et l’idée est de lancer la machine pour, derrière, pouvoir convaincre ceux qui suivent de bien vouloir accepter de participer à cette édition, parce que ce n’est pas avec la vente de ce recueil qu’ils vont pouvoir espérer gagner beaucoup d’argent.
On veut vraiment faire une œuvre patrimoniale. Donc c’est en cours.

Propos recueillis par V.H.

 

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Orianne Obrize
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