Réduction des catastrophes naturelles : des objectifs âprement négociés et vertement dénoncés

    jeudi 19 mars 2015

    Les conclusions de la conférence mondiale de Sendai (Japon) sur les catastrophes naturelles laissent un goût d’inachevé aux organismes caritatifs pour qui les nations riches manquent à leur devoir en raison d’engagements jugés insuffisants.
    Au bout de cinq jours de discussions et des prolongations nocturnes, ont été adoptés tard mercredi sept objectifs à horizon 2030 : 100 000 morts de moins sur une période de 10 ans, une diminution identique du nombre de personnes affectées, une réduction des pertes économiques et des dommages matériels, ainsi que l’augmentation du nombre des pays disposant d’une stratégie face aux risques.
    A aussi été décidée « une plus grande coopération internationale avec un soutien fort et durable des pays riches ».
    Mais, selon les observateurs, cet « accord-cadre de Sendai pour la prévention des catastrophes 2015-2030 », qui vient prolonger celui défini il y a dix ans à Hyogo (autre région du Japon), pèche par l’absence de données chiffrées.
    « Les pays riches contournent leurs responsabilités », a dénoncé dans un communiqué ActionAid, un groupe d’aide internationale basé à Johannesburg, qui déplore les ambitions jugées bien trop floues qui ressortent de ce rendez-vous organisé sous l’égide des Nations unies.
    « Il n’y a pas de chiffres spécifiques pourtant nécessaires afin d’obliger les gouvernements à rendre compte de leurs actions au cours des quinze prochaines années », regrette cet organisme.
    Et de souligner que « les termes employés sont ambigus sur ce que les pays riches doivent fournir », avant de conclure que « ce compromis inacceptable finira par affecter les personnes vivant dans la pauvreté ».
    Cette conférence s’est déroulée alors que le besoin d’améliorer la réponse mondiale aux désastres météorologiques était tristement illustrée par le passage du meurtrier cyclone Pam sur l’archipel de Vanuatu, saccageant des villages entiers et touchant la moitié de la population du pays.
    Le président du Vanuatu, Baldwin Lonsdale, était alors présent à Sendai (nord-est) d’où il a lancé un appel à l’aide internationale. « Tout est à reconstruire », a-t-il déclaré à l’AFP en marge des débats avant de regagner dans l’urgence son pays dévasté.
    Lui, comme beaucoup d’autres participants, ont mis en cause « le changement climatique » qui est imputé à l’activité humaine.

    AFP

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