Réflexions pour améliorer le climat scolaire

    mardi 3 mai 2016

    Le séminaire annuel des personnels d’encadrement s’est ouvert hier matin, au lycée hôtelier.  Suites aux violents
    événements qui se sont déroulés récemment dans les établissements scolaires, la thématique choisie est “le climat
    scolaire”. Des experts de la justice, de la santé, de la gendarmerie et de la police municipale ont également été conviés à participer à ce séminaire. Une façon de renforcer le partenariat entre l’éducation et ces institutions.

    Le séminaire annuel des personnels d’encadrement du système éducatif de la Polynésie française s’est ouvert hier matin, au lycée hôtelier.
    Présidé par la ministre de l’Éducation Nicole Sanquer et par le vice- recteur Jean-Louis Baglan, il rassemble durant deux jours les chefs d’établissement des collèges et des lycées, ainsi que leurs adjoints, et les corps d’inspection des 1er et 2nd degrés du public et privé de toute la Polynésie, soit un peu plus de 60 personnes.

    Suites aux violents événements qui se sont déroulés très récemment dans les établissements scolaires (on se souvient bien évidemment des agressions à l’encontre de professeurs aux collèges de Faa’a et de Papara, qui ont eu lieu en mars et avril), c’est la thématique “le climat scolaire” qui a été choisie pour ce séminaire.
    “La société polynésienne est en mutation et les établissements scolaires ont besoin de réfléchir sur cette thématique qui crée les conditions de la réussite des élèves.

    Le climat scolaire est clairement un indicateur de performance, pour les établissements. C’est ce qui permet aux élèves d’apprendre dans de meilleures conditions, d’avoir un climat serein, donc propice aux apprentissages”, explique Cyril Desouches, directeur général de l’éducation et des enseignements (DGEE).
    Ce séminaire permet aux participants d’avoir une réflexion et une confrontation d’expérience pour “améliorer le climat scolaire”, notamment à travers des petits ateliers et des mises en situation, inspirées de faits réels.

    “Si l’école peut beaucoup, elle ne peut pas tout”

    Des experts de la justice, de la santé, de la gendarmerie et de la police municipale ont également été conviés à participer à cet événement, pour permettre aux personnels d’encadrement de mieux comprendre les modalités d’organisation et d’intervention de chacun et de renforcer le partenariat interinstitutionnel, car “si l’école peut beaucoup, elle ne peut pas tout”.

    “D’où l’importance de renforcer ce partenariat, qui est essentiel, à la fois dans la réactivité et dans la collaboration, lorsque l’on connaît des situations de crises, ou tout simplement dans des actions de préventions”, a rappelé Cyril Desouches.
    La lutte contre la violence ne date pas d’hier. Nicole Sanquer a d’ailleurs rappelé qu’elle était déjà une priorité gouvernementale en 2006.

    Plusieurs actions ont d’ailleurs vu le jour dans ce sens. Ainsi, une formation de deux jours sur “la gestion du conflit” a été proposée à une grande majorité de personnel de surveillance des établissements scolaires.
    Par ailleurs, la DGEE a mis en place un outil : une application, permettant aux personnels d’encadrements du 1er et 2nd degrés de recenser l’ensemble des incidents survenus dans leur établissement.

    “Nous avons créé un observatoire des comportements et des pratiques de prévention dans les établissements scolaires. Nous disposons également d’un référent justice et sécurité en la qualité du proviseur vie scolaire, permettant de réaliser l’interface entre le monde de l’éducation, de la justice et de la police. Nous proposons des audits de vie scolaire pour accompagner l’établissement dans la lutte contre la dégradation du climat scolaire”, a énuméré Nicole Sanquer.
    Autant d’outils qui seront présentés au cours de ces deux jours de séminaire et qui devraient aider le personnel d’encadrement à améliorer le climat scolaire de leur établissement. 

    E.P.

    Toriki 2016-05-03 16:43:00
    Le service militaire obligatoire pour ces jeunes sortis tous fraichement diplomés, ce serait pas mal du tout. Cela formerait de vrais hommes et femmes, pour ceux qui ne connaissent pas le respect, ils sortiront grandis et humbles, on aura beau dire, mais le service militaire, c'était quelque chose: on apprecie les vraies valeurs de la vie une fois qu'on l'expwrimente.
    Sapidus 2016-05-03 16:32:00
    Des parents qui démissionnent sur l'éducation de leurs enfants !!!
    Ce n'est pas des parents, et ils ne devraient pas l'être.
    Astrid 2016-05-03 16:29:00
    On pourra débattre autant qu'on veut... si les parents ont démissionné, qu'y peuvent les profs qui voient les gamins trois à quatre heures par semaine, boire moins ?
    Sapidus 2016-05-03 16:28:00
    Il faut d'abord commencer par l'éducation qu'apporte les parents à leurs enfants.
    Les enfants ne sont pas les premiers fautifs.

    La gestion des élèves par les enseignants est à revoir aussi. Ils n'ont plus le droit de faire quoi que se soit.

    Le professionnalisme, les compétences, et l'absentéisme des enseignants est à revoir aussi.
    J'en vois et j'en entends des vertes et des pas mures tous les jours.

    Les transports scolaires font également partie du lot. Quand je vois ces jeunes déjà au bord de la route à 5h00, pour attendre le bus, ce n'est pas fait pour les arranger...
    L'appel 2016-05-03 13:35:00
    Il faut remettre le service militaire obligatoire comme avant, sur le plan local.
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