Réforme de la perliculture : les maires consultés

    mardi 17 novembre 2015

    Les réunions se poursuivent sur la réorganisation de la filière perlicole. Après les professionnels, le président Édouard Fritch et le ministre de la Relance économique, Teva Rohfritsch, ont rencontré hier les maires des îles concernées, à la présidence. “La perliculture est en crise depuis une dizaine d’années. Il faut trouver des solutions aujourd’hui pour ce secteur car il est générateur de beaucoup d’emplois, surtout dans nos îles”, confiait Vai Gooding, maire des Gambier, au début de la rencontre. Le gouvernement espère faire adopter une loi du Pays avant la fin de l’année. Priorité : redresser le cours de la perle, qui s’est effondré par suite d’une hausse incontrôlée de la production.

    Multiplication des contrôles

    “Si la perle remonte, on peut espérer qu’il y ait davantage d’emplois qui se créent et se pérennisent dans le secteur, davantage de richesses apportées dans les îles, et donc que nos populations reviennent dans ces îles. Il faut redonner toute sa valeur à ce joyau”, explique Teva Rohfritsch.
    Le gouvernement envisage la multiplication des contrôles, notamment à la production. “Il est important qu’on maîtrise les stocks qui sont chez les négociants, mais aussi dans les lagons”, précise le ministre, qui souhaite le respect de quotas de production établis en relation avec les concessions maritimes octroyées. “Ce que je veux, c’est contrôler cette production de manière à simplifier les opérations d’exportation. Mais il y aura quand même des contrôles en bout de chaîne”, prévient-il.
    Des annonces qui ne satisferont pas tous les professionnels (lire La Dépêche du 24 octobre). “Je ne suis pas là pour satisfaire les uns ou les autres”, avertit aujourd’hui Teva Rohfritsch, qui les appelle à jouer le jeu : “Pour l’instant, quand le service retire des produits de la circulation, ils voient cela comme une sanction, alors que c’est en fait pour garantir une qualité de produit. C’est la règle de l’offre et de la demande. On ne peut pas vouloir faire remonter les cours et n’avoir aucune maîtrise sur l’offre.” Les maires sont quant à eux appelés à “être la vigie du territoire pour veiller à ce que la réglementation puisse s’appliquer”. “On n’a pas les moyens de mettre un contrôleur derrière chaque perliculteur, donc il faut qu’on puisse s’appuyer sur nos mairies”, explique Teva Rohfritsch.
    Pour le maire des Gambier, toutefois, si les contrôles sont “une nécessité”, “la commune ne dispose pas non plus des moyens pour les faire”. Le président Édouard Fritch serait prêt à les dégager dans le cadre de la réforme de la fiscalité communale, “mais c’est un autre chantier”, selon le ministre de la Relance économique. “D’abord, on doit se mettre d’accord sur les objectifs.”

    Marie Guitton

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