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Réforme de la PSG : Édouard Fritch appelle les syndicats à la “sagesse”

mercredi 19 septembre 2018

L’intersyndicale s’est réunie dans l’après-midi, et, tout comme le gouvernement, reste campée sur sa position, à savoir non à cette nouvelle mouture de la réforme des retraites. (© Christophe Cozette)

L’intersyndicale s’est réunie dans l’après-midi, et, tout comme le gouvernement, reste campée sur sa position, à savoir non à cette nouvelle mouture de la réforme des retraites. (© Christophe Cozette)


Kelly Asin, représentant le collège des employeurs, a été élu à la tête du Conseil économique, social et culturel. Son élection a donné l’occasion au président du Pays de s’exprimer sur la réforme des retraites. Édouard Fritch en appelle à la “sagesse pour ne pas plonger le Pays dans des difficultés pour une grève”.

Patrick Galenon    n’en revient pas. “Je n’ai jamais vu ici un discours du président du Pays si politique”, assure celui qui est membre du Conseil économique, social et culturel (CESC) depuis 1985, après l’élection de Kelly Asin à la tête du CESC, hier matin.

“C’est lui, la surprise de cette élection”, estime le syndicaliste, faisant allusion à l’intervention du président du Pays dans l’enceinte de l’institution, au terme de l’élection de son nouveau président. Édouard Fritch a en effet tenu un discours à l’issue de ces votes. Le président a dit tout le bien qu’il pensait de l’institution, “un espace de dialogue unique” mais son discours a vite porté sur la réforme des retraites, qui doit être présentée vendredi, à l’assemblée, et qui mobilise, à nouveau un collectif de syndicats qui a déposé un préavis de grève, en fin de semaine dernière. Grève qui doit être effective dès ce mercredi matin, à la première heure.

 

“Trois ans de discussions”

 

“Nous avons eu trois ans de discussions. Au-delà du suffisant. J’en appelle à la sagesse pour ne pas plonger le Pays dans des difficultés pour une grève”, a déclaré le président, indiquant reconnaître néanmoins le droit de grève.

Réunis dans l’après-midi, l’intersyndicale a tenu une longue conférence de presse où chaque leader syndical a pris la parole.

“Nous sommes prêts à retourner dans la rue”, a dit d’emblée Lucie Tiffenat (Otahi), pour qui “la nouvelle mouture du texte n’a pas vraiment de changement”. “La seule solution que nous connaissons, c’est la contestation”, a-t-elle poursuivi.

“Tout le monde est d’accord, il faut réformer la PSG, mais pas que la retraite. C’est tout le système qu’il faut réformer”, a complété Eugène Sommers (CSIP). “Pourquoi 62 ans et 38 ans de cotisation ? Le ‘ou’ est mieux que le ‘et’.” “On est encore en train de nous prendre pour des vaches à lait”, a dit, pour sa part, Vatea Heller (Cosac), qui appelle le “gouvernement à réformer la maladie d’abord”.

Barrages, blocages, marches, arrêt du travail ? Difficile de savoir ce qui se tramait hier du côté des syndicalistes. “Il est interdit de bloquer, nous dit la loi”, a rappelé Mahinui Temarii (RTP). “Quel autre moyen que de bloquer le pays pour faire entendre les sourds ?”, a renchéri Cyril Le Gayic.

À l’heure où nous mettions sous presse, aucune réunion n’était prévue entre le gouvernement et l’intersyndicale. La grève devrait être donc effective aujourd’hui.

 

Christophe Cozette

 

ITV KELLY ASIN CESC

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KELLY ASIN (1)

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Léonie Peters Kamia

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kelly asin cesc

Kelly Asin a été élu avec un score “soviétique”. (© Christophe Cozette)

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