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Réforme des retraites : Un âge qui recule et des pensions qui baissent

mercredi 15 novembre 2017

réforme retraite

Avant/après le projet de loi du Pays présenté aux partenaires sociaux lundi à la présidence.


La réforme proposée par le ministre des Solidarités, Jacques Raynal, est un durcissement sévère et soudain du régime de l’assurance vieillesse. L’âge de départ à la retraite est retardé, les pensions vont diminuer et les cotisations des salariés vont augmenter rapidement. Les organisations syndicales et patronales, sous le choc, doivent se rencontrer demain pour faire des propositions communes.

C’est un choc brutal qui attend les Polynésiens. Le ministre des Solidarités, Jacques Raynal, a annoncé lundi aux partenaires sociaux un projet de réforme des retraites qui ne prend pas de pincettes.

Pour faire face aux déficits réguliers des régimes d’assurance vieillesse, le gouvernement prévoit de reculer l’âge de départ à la retraite, d’allonger les durées de cotisation, y compris pour les départs anticipés pour pénibilité, d’augmenter les taux de cotisation et aussi de modifier le calcul des pensions d’une manière qui les réduira forcément.

Le grand saut serait fait dès le 1er janvier 2019.

 

• Départ à taux plein

L’âge du départ à la retraite à taux plein sera reculé de manière progressive : de 60 ans aujourd’hui, il passerait à 61 ans en 2019 et à 62 ans en 2020. L’autre critère de départ à la retraite à taux plein est également durci : la durée minimale de cotisation passerait de 35 ans à 38 annuités, cette fois dès 2019.

 

Départ anticipé

Selon le projet gouvernemental, plus aucun départ à la retraite ne sera possible avant 57 ans et 30 années de cotisations. Aujourd’hui, les salariés peuvent encore partir à la retraite avec une décote à partir de 55 ans et vingt ans d’années de cotisation.

Pour avoir effectué des travaux pénibles, il est possible pour l’instant de prendre sa retraite, à taux plein, dès 50 ans. Ici, la marche est spectaculairement haute : de 50 ans, le départ anticipé pour pénibilité serait porté à 57 ans également.

 

La décote

C’est le montant de la réduction de la pension de retraite en fonction de la durée de l’anticipation. Jusqu’à présent, la décote est égale à 2 % de la pension par trimestre manquant.

Dans le projet de loi présenté par le gouvernement, la décote est divisée par quatre : 0,5 % en moins par trimestre manquant.

Mais selon le projet ministériel, elle s’appliquerait à tous jusqu’à obtention, à la fois de l’âge légal et de la durée de cotisation. Les syndicats craignent la généralisation des pensions décotées.

 

Le calcul de la pension

Là encore, le changement va dans le sens des économies pour la Caisse de prévoyance sociale (CPS), donc d’une baisse des pensions.

Aujourd’hui, la pension de retraite est calculée sur la base d’un “salaire moyen de référence”, qui est la moyenne des dix meilleures années parmi les quinze dernières précédant le départ à la retraite.

Le gouvernement veut désormais utiliser la moyenne des vingt meilleures années : le projet de loi du ministère s’assure ainsi que le calcul remontera plus avant dans la carrière des salariés.

 

Les taux de cotisation

La hausse des taux de cotisation est impressionnante et déplaît fortement aux organisations patronales.

Pour la tranche A, le gouvernement prévoit 0,51 point d’augmentation par an pendant trois ans, pour atteindre 21,75 % du salaire de base en 2020.

Et il propose dans son projet de loi d’instaurer une “cotisation d’équilibre”, pour l’instant inexistante, qui serait établie à hauteur de 2 % dès le 1er janvier 2019.

Total : de 20,34 % aujourd’hui, les cotisations retraite pour la tranche A monteraient à 23,75 % à terme, payées pour un tiers par les salariés et aux deux tiers par les patrons.

 

Benoît Buquet

 

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