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La réforme des retraites retirée par Fritch, la grève levée

vendredi 9 mars 2018

2018-03-09-PR-GREVISTES (6)Le président de la Polynésie française Edouard Fritch a décidé ce vendredi matin de demander à l’Assemblée de la Polynésie française le retrait de l’ordre du jour de la session extraordinaire du texte portant sur la réforme des retraites. Au terme de son entrevue à la présidence avec le chef de l’exécutif, ses ministres et des membres de la majorité, l’intersyndicale a décidé de lever la grève générale engagée mardi.

« En transmettant ce texte à l’Assemblée de la Polynésie, le président a voulu aller jusqu’au bout du débat démocratique. (…) La démocratie veut que les élus aient à se prononcer sur le fond du texte. Ils n’en auront pas eu l’occasion puisque l’intersyndicale ne leur en a pas laissé la possibilité », s’est expliqué le président dans un court communiqué. Selon Edouard Fritch, « l’intersyndicale refuse de faire face aux réalités et refuse la réforme de la retraite alors qu’elle est aujourd’hui indispensable. il estime par ailleurs que la grève et les troubles provoqués à cette occasion, hier, serait le fruit d’une « tentative de déstabilisation orchestrée à des fins purement politiques, comme il en a déjà été le cas par le passé ». Sans citer nommément de parti.

« Dans ces conditions, et pour que la population et l’économie n’aient pas à subir les conséquences de blocages, le président a donc fait le choix de retirer ce texte de l’ordre du jour. Il appartient aux élus de voir s’il faut reprendre les discussions sur la base du texte qui leur avait été transmis par le gouvernement », indique la Présidence. Quant à Fritch, il dit « prendre date du refus de l’intersyndicale dont on aura sans doute à mesurer ultérieurement les conséquences. Le gouvernement aura été jusqu’au bout de sa mission ».

LDT

Les réactions de l’intersyndicale 

Patrick Galenon, secrétaire générale de la CSTP-FO

« On est satisfait… oui et non j’ai envie de dire », a indiqué vendredi le syndicaliste, avant d’insister sur le fait qu’une réforme plus globale de la PSG doit impérativement être menée.  « Nous sommes conscients qu’une réforme de la PSG doit être menée mais à un niveau plus global. Il faut reformer la santé, la maladie, la retraite, le RSPF… tout ce qui est social. Ça représente 123 milliards de francs. Quand les gouvernements successifs comprendront que c’est sur les 123 milliards qu’il faut travailler et non pas sur les 38 milliards des retraités, on pourra se comprendre et se mettre d’accord. »  Interrogé également sur les propos tenus par Teva Rohfritsch, vice-président du Pays qui les avait qualifiés de « terroristes », le représentant syndical à préférer calmer le jeu. « Je crois qu’il ne pensait pas ce qu’il disait. Il l’a dit sous le coup de la colère et de la peur. Mais je tiens à préciser que notre but à nous n’était pas de faire du mal aux gens comme c’est le cas des terroristes. »

Vatea Heller, de la Confédération syndicale des agents communaux (COSAC)

« Aucune des deux parties n’est sortie gagnante ou perdante. On a réussi à faire entendre la voix des travailleurs, et le président Fritch a fait l’effort d’écouter et je l’en remercie. Maintenant, il faut tourner la page, et que chacun assume ses responsabilités, pour que l’on puisse avancer dans le bon sens. C’est à dire qu’il va falloir retravailler cette loi en profondeur, revoir les problèmes de la CPS, la participation des élus. En fait, tout ce qui est ressorti de cet événement. Et ne pas uniquement garder le négatif. Il a fallu pousser un peu pour créer l’événement et je m’en excuse auprès de la population et notamment des femmes dont c’était la fête jeudi. »

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