Relaxe générale dans le dossier du câble Honotua

    mercredi 23 mars 2016

    Les dix prévenus du dossier du câble Honotua, dont l’ancien ministre des Postes, Émile Vernaudon, mais aussi Jean-Paul Barral, Jean-Alain Frébault ou encore Georges Puchon, ont bénéficié, hier matin, d’une relaxe générale prononcée par le tribunal correctionnel.
    Tous ont donc été blanchis, en première instance, des chefs de favoritisme et de complicité dans le cadre de la passation de marché de la pose, en 2008, du câble haut débit par la société Alcatel-Lucent qui, elle aussi, était renvoyée en tant que personne morale.

    “Honneur rendu”

    Seul Georges Puchon avait fait le déplacement au tribunal pour entendre le jugement. Tout comme son avocat, Me Thibaud Millet, il affichait sa satisfaction.
    “On est heureux que la justice ait enfin ouvert les yeux sur ce dossier. Cela fait des années que les avocats, et même l’avocat général, à l’époque, devant la chambre de l’instruction, considèrent qu’il n’y a absolument aucune irrégularité sur ce marché.
    Tout le monde est d’accord pour dire que l’intérêt général a été préservé dans cette affaire, que la meilleure chose qui pouvait arriver pour l’OPT et la Polynésie, c’était justement de conclure ce marché avec Alcatel, l’entreprise la plus compétente pour faire ce câble”, a déclaré le conseil au sortir du tribunal.
    Pour l’avocat, ce dossier a été, in fine, du temps perdu : “On a passé des années d’instruction. On a dépensé plusieurs dizaines de millions de francs en déplacements et en investigations diverses qui, finalement, n’ont mené à rien.”
    L’avocat d’Alcatel-Lucent a, lui aussi, salué un jugement qui “rend son honneur” à son client. “Depuis le début de l’instruction, nous avons plaidé le fait que la société avait respecté le droit. Elle a mis un point d’honneur, dans son organisation, à se prémunir de toute accusation de favoritisme ou de faits de corruption. C’est d’ailleurs la première fois qu’elle était accusée de tels faits”, a ajouté Me Brice Dumas.
    Le parquet dispose néanmoins d’un délai de dix jours pour faire appel de la décision afin qu’un nouveau procès se tienne, mais les avocats des mis en cause “espèrent” que la justice en reste là.
    Lors de l’audience devant le tribunal correctionnel, le procureur avait requis des peines allant jusqu’à 18 mois de prison avec sursis et des amendes.

    J.-B.C.

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