Habillage fond de site

René Bidal réaffirme le soutien de l’armée envers les communes sinistrées

mercredi 25 janvier 2017

bidal tumahai matatia

Le haut-commissaire et le contre-amiral se sont rendus au niveau du pont de la Matatia qui s’est effondré dimanche dernier, obstruant l’entrée de la route de ceinture. (© Élénore Pelletier)

 

Hier matin, le haut-commissaire René Bidal et le contre-amiral Denis Bertrand se sont rendus à Punaauia et à Paea pour évaluer l’étendue des dégâts dans ces deux communes. À Punaauia, ces derniers sont surtout concentrés au niveau de la Matatia et de la Punaruu. À Paea, c’est la pénurie d’eau qui est très problématique, puisque 6 000 foyers sont actuellement privés d’eau courante.

 

Après le président Édouard Fritch, lundi, ce sont le haut-commissaire René Bidal et le contre-amiral Denis Bertrand qui se sont rendus à Punaauia et à Paea, hier matin, pour évaluer l’étendue des dégâts dans ces deux communes.

La visite a commencé par le point de collecte de dons mis en place dans la salle des mariages de l’hôtel de ville de Punaauia où, depuis lundi, la population afflue pour déposer vêtements, nourritures et autres petits matériels d’électroménager.

“Suite aux malheureuses intempéries, une centaine de personnes ont presque tout perdu. Quarante d’entre elles ont d’ailleurs dû être hébergées dans la salle omnisports de Punavai. Ces familles habitaient dans la zone qui s’étend de la passerelle au rond-point de Punavai. Cet endroit forme une véritable cuvette et ce sont des inondations de l’ordre d’un mètre et demi qui ont submergé les habitations”, a rappelé le maire de la commune, Ronald Tumahai.

Les administrés se sont montrés très généreux, bien au-delà des espérances de la commune et aujourd’hui, le maire invite d’ailleurs la population à stopper les dons pour Punaauia et à se diriger vers d’autres structures mises en place à Tahiti.

La visite s’est prolongée au niveau du pont de la Matatia qui s’est effondré dimanche dernier, obstruant l’entrée de la route de ceinture. Un pont provisoire devrait être mis en place prochainement avant d’envisager une reconstruction complète de celui-ci.

“Ce pont est indispensable à la circulation du centre-ville. Il dessert notamment cinq écoles. On a vu l’importance de ce pont ce matin (hier, NDLR), quand les écoles ont rouvert, car il y a eu une circulation monstre au niveau du centre-ville. J’ai moi-même mis une heure pour emmener mon mo’otua à l’école”, a confié le maire.

 

50 % de la population de Paea privée d’eau

 

Puis, le représentant de l’État et le commandant supérieur des forces armées en Polynésie se sont rendus dans la vallée de la Matatia pour évaluer les dégâts faits par la rivière. Celle-ci, en sortant de son lit, a littéralement dévasté une route d’accès à des maisons.

Les habitants coincés ont fort heureusement pu compter sur la solidarité de leurs voisins qui ont accepté de détruire leurs propres clôtures pour permettre un passage vers une autre route non endommagée.

Le haut-commissaire a rappelé que l’armée était à la disposition de la commune pour toutes interventions d’urgence. Le maire de Punaauia compte en effet sur les bras et les engins des militaires pour rétablir la route située au fond de la vallée de la Punaru’u, qui a été coupée en deux suite aux pluies diluviennes. En effet, sans cette route, le service hydraulique ne peut plus accéder au captage de la Punaru’u.

René Bidal et Denis Bertrand ont poursuivi leur visite à Paea pour rencontrer Jacquie Graffe et son équipe municipale. Il a, cette fois, été question de la pénurie d’eau à laquelle fait face la commune depuis les intempéries de dimanche dernier. Six mille foyers, soit près de 50 % de la population, sont aujourd’hui privés d’eau.

Dans la vallée de Orofero, la station de chloration a été emportée par la rivière et, avec elle, plus de 186 mètres linéaires de canalisations.
Dans la vallée de la Papehue, la station de chloration et les canalisations ont été endommagées. Depuis lundi après-midi, l’armée travaille au ravitaillement de la population en eau dans ces zones.

Des travaux provisoires entrepris par la commune et le Pays devraient permettre aux habitants de ces vallées de revoir l’eau couler à leur robinet d’ici une à deux semaines.
Mais il faudra attendre plus longtemps pour qu’une nouvelle station de chloration voie le jour dans la vallée de Orofero. C’est pourquoi le haut-commissaire a bien insisté sur l’importance de bien informer la population de ne pas consommer l’eau “non potable” qui sortira prochainement de leur robinet.

“Lorsque l’eau sera rétablie, j’ai demandé au tavana de se rapprocher du ministère de la Santé pour établir un communiqué de presse pour aviser la population des précautions à prendre vis-à-vis de cette eau et éviter qu’une crise sanitaire s’ajoute aux sinistres de la population”, s’est exprimé le haut-commissaire.

La visite s’est ensuite terminée sur le site de Orofero, où agents communaux et militaires s’activent pour déblayer la route afin de remonter jusqu’au captage.

 

Élénore Pelletier

 

Capture d’écran 2017-01-25 à 10.40.18

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

 

 

4
0
0

Pavé PI

Edition abonnés
Le vote

La pose des silhouettes noires peut-elle avoir un impact sur les habitudes de circulation ?

Loading ... Loading ...
www.my-meteo.fr
Météo Tahiti Papeete