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Rénovation urbaine : quatre communes de Tahiti s’engagent

mercredi 21 juin 2017

rénovation urbaine

Ils ont signé pour rénover l’agglomération de Papeete : communes, Pays et État vont travailler de manière concertée sur les programmes de rénovation urbaine de Papeete, Punaauia, Pirae et Mahina. Des projets qui s’étaleront sur plusieurs années. (© Caroline Perdrix)

La “Convention-cadre pour le pilotage partenarial du programme de rénovation urbaine de l’agglomération de Papeete” a été signée hier par l’État, le Pays, les maires de Papeete, Punaauia, Pirae et Mahina, et le syndicat mixte du contrat de ville, à l’issue d’un forum de deux jours (lire notre édition d’hier). Faa’a devrait bientôt se joindre à cette démarche.

De la réhabilitation des logements aux transports publics, en passant par les équipements culturels et sportifs et l’écologie, les programmes de rénovation urbaine (PRU) veulent être une réponse globale et à long terme aux challenges de communes qui concentrent plus d’un quart de la population polynésienne.

Un comité stratégique de pilotage va être mis en place, présidé par le ministre du Logement et de l’Aménagement, Jean-Christophe Bouissou, coprésidé par le tavana hau des îles du Vent et des îles Sous-le-Vent et les maires concernés, et comprenant la présidente du syndicat mixte en charge de la gestion du contrat de ville et des représentants de la délégation à l’habitat et la ville (DHV), de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), de l’Agence française de développement (AFD) et des opérateurs de logement.
S’y ajoutera un comité technique qui réunira, outre les acteurs susmentionnés, les services du Pays en urbanisme, équipement, transports terrestres, affaires foncières et affaires sociales, et le Service de l’emploi, de la formation et de l’insertion professionnelles (Sefi).

 

Une “démarche complètement nouvelle”

 

Ces projets s’inscrivent dans un temps long, 10 à 15 ans, comme l’a souligné le haut-commissaire, René Bidal : “Tout cela prendra plusieurs années, comme c’est le cas dans l’Hexagone.”

S’il s’est félicité de “cette démarche complètement nouvelle pour la Polynésie française”, René Bidal a rappelé aux intervenants qui vont, à présent, démarrer les études pour se constituer une feuille de route, que le préalable indispensable au succès était la cohérence d’ensemble entre les différents projets et une planification financière rigoureuse des mairies et du Pays.

Il a notamment incité l’Office polynésien de l’habitat (OPH) à clarifier ses projets pour que les communes sachent sur quoi compter et à collecter ses loyers pour que les bailleurs de fonds reprennent confiance.

Quant à l’apport de l’État, il est pour l’instant limité à l’appui technique de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru) et de l’Agence nationale de l’habitat (Anah).

Un financement direct de l’Anru, s’il devenait possible pour une collectivité d’outre-mer, n’irait pas au-delà de 25 % des besoins.

En revanche, le contrat de projets ou le troisième instrument financier pourraient être des sources potentielles de financement : “On ne comprendrait pas, ici ou ailleurs, qu’on ne mobilise pas l’ensemble de la palette des financements existants, surtout s’ils ne sont pas suffisamment mobilisés”, indique Mahieddine Hedli, directeur de la DHV. 

 

C.P.

 

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