Habillage fond de site

Des réservistes formés à l’interpellation

jeudi 12 juillet 2018

Deux formateurs montrent à un réserviste comment interpeller une personne suspectée d’être armée. (© Claude  Jacques/LDT)

Deux formateurs montrent à un réserviste comment interpeller une personne suspectée d’être armée. (© Claude Jacques/LDT)


Deux douzaines de futurs réservistes opérationnels de la Gendarmerie nationale sont actuellement en formation. Installés depuis une semaine au centre de Commandement de la caserne de Faa’a, ils étaient initiés, hier, aux techniques d’interpellation et de maîtrise d’individus à appréhender.

Aujourd’hui, les réservistes s‘entraîneront au tir. Venant de Tahiti, mais aussi d’autres îles, ils suivent pendant deux semaines une formation théorique et pratique qui leur permettra d’acquérir les fondamentaux des missions de gendarmerie auxquelles ils sont susceptibles de participer. Ceci, ponctuellement, en renfort des unités d’active et des structures de commandement. À l’issue de cette formation, s’ils sont retenus, ils feront partie de la Réserve opérationnelle de la Gendarmerie nationale (ROGN). Cette catégorie de gendarmes se compose de civils reconnus aptes, et d’anciens militaires volontaires. Elle compte aussi dans ses rangs des militaires en fin de carrière qui n’ont pas signé d’Engagement à servir dans la réserve (ESR), mais qui ont une obligation de disponibilité pendant cinq ans à l’issue de leur service dans l’armée.

Au cours de la formation délivrée en juillet, ils sont 24 civils ( femmes et hommes) et trois anciens militaires à suivre ce cursus inclus dans la préparation militaire de gendarmerie (PMG) qui est régulièrement proposée à Tahiti pour assister les unités actives dans l’ensemble des archipels.

 

 

Une formation théorique et pratique

 

 

Une formation théorique leur a déjà été donnée, la semaine dernière, concernant différents aspects de la discipline militaire particulière qui doit être respectée au sein de la gendarmerie. Les stagiaires avaient aussi à intégrer des notions liées à dimension judiciaire de leurs futures interventions qui se font en milieu civil, et non dans le cadre de combats armés comme les militaires des forces armées. Ils doivent néanmoins être en mesure de se défendre et d’intervenir de façon musclée, le cas échéant.

Mercredi, la presse était ainsi conviée à assister à une partie de leur entraînement pratique. On leur apprenait notamment à intervenir à main nue pour appréhender des individus récalcitrants. Mais il est possible, également, qu’ils aient à faire à des personnages susceptibles d’être armés.

Ils sont alors autorisés à utiliser une arme. Des précautions d’approche doivent alors être respectées.

 

 

Les missions multiples d’un réserviste

 

 

Formé pour cela, un réserviste peut être appelés en renfort dans une unité de gendarmerie proche de son domicile, afin d’intervenir sur différentes missions. Elles sont multiples. Il doit pouvoir, par exemple, renforcer les unités d’active lors de leurs missions quotidiennes telles que des patrouilles, de la surveillance, de l’assistance, du dialogue avec la population, ou encore du conseil et du secours. Il peut aussi venir en soutien d’un peloton autoroutier ou d’une brigade motorisée afin de réaliser des contrôles de vitesse ou encore des alcootests. Lors d’événements, il doit pouvoir réaliser le service d’ordre et assurer la sécurité des citoyens, en particulier lors de regroupements et de revendications, de manifestations culturelles ou sportives.

Les réservistes peuvent être également amenés à apporter leur aide lors de catastrophes naturelles ou d’accidents de grande ampleur. Certains réservistes peuvent aussi apporter des compétences particulières dont la gendarmerie ne dispose pas toujours en interne. En Polynésie, notamment dans les îles où les unités de permanence disposent d’effectifs peu nombreux, leur présence peut être déterminante dans des circonstances exceptionnelles.

Il y a bien sûr des conditions pour rejoindre un corps de réservistes: être de nationalité française, avoir 17 ans au minimum et 40 ans maximum pour les civils, et, naturellement, être en excellente condition physique et psychologique. Un examen médical atteste de la bonne santé et des tests psychotechniques permettent de vérifier l’équilibre caractériel des postulants. Il ne s’agit toutefois pas d’un contrôle de leur niveau d’instruction ou de culture et, à ce titre, aucun diplôme n’est requis. Le réserviste, qui peut exercer un métier dans le civil, peut ainsi être sollicité de façon ponctuelle.

Pour ceux qui le souhaitent, cette formation et les qualifications qu’ils peuvent y obtenir leur permettent de postuler pour un engagement professionnel.

 

C.J.

 

 

0
0
0

Pavé PI

Edition abonnés
Le vote

Retraites : Selon-vous, la réforme de la Protection sociale généralisée est-elle nécessaire, même si cela suppose des efforts de tous pour la survie du système ?

Loading ... Loading ...
www.my-meteo.fr
Météo Tahiti Papeete