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Restitution de Resccue : des projets lancés pour 125 millions de francs au fenua

jeudi 4 octobre 2018

1MOO 5 resccueLe projet Restauration des services écosystémiques et adaptation au changement climatique (Resccue) dans le Pacifique, ce sont quatre pays : la Nouvelle-Calédonie, le Vanuatu, Fidji et la Polynésie française. Sur le territoire polynésien, ce projet, dont la maîtrise d’ouvrage est assurée conjointement par le ministère de l’Environnement local et la Communauté du Pacifique (CPS), concerne deux sites pilotes bénéficiaires de ces financements, l’île de Mangareva qui s’est notamment investie dans la production de perles de culture, et Moorea, plus précisément la vallée de Opunohu avec ses attraits touristiques bien connus et son développement agricole raisonné.

Le rendez-vous était pris, samedi dernier, avec le public sous le fare pote’e Pererau de l’association Puna Reo à Pihaena, elle-même très impliquée dans le programme du plan de gestion de l’espace maritime, pour la restitution des travaux.

Le budget global du programme Resccue s’élève à 8,5 millions d’euros, soit un milliard de francs, dont 125 millions pour la Polynésie française et ses deux sites pilotes, provenant de l’agence française de développement (AFD) et des fonds français pour l’environnement mondial (FFEM).

Ce programme a pour objectif de proposer des moyens de lutte et de préservation pour répondre à certaines préoccupations environnementales, que ce soit au niveau de la sécurité sanitaire, de la sécurité alimentaire ou de la sécurité environnementale, une perte de foncier due à l’érosion ayant été constatée. Face à ces enjeux, Resccue a participé à de nombreux ateliers en faveur de la révision du plan de gestion de l’espace maritime (PGEM), arrivée aujourd’hui au stade de l’enquête publique, mais a aussi financé des projets en faveur des exploitations ou fermes agricoles aux motivations biologiques.

Resccue, c’est aussi un financement pour des programmes de travaux importants, tels que la lutte comme le problème d’érosion de la plage publique de Tahiamanu. Lors de son appui au programme de révision du plan de gestion de l’espace maritime (PGEM), Resccue s’est notamment intéressé à la mise en place de mouillages organisés pour favoriser la résilience de l’écosystème lagonaire tout en permettant une potentielle diversification des sources de revenus dans le cas d’une mise en place de services (payants) pour les plaisanciers. Un programme pourtant rejeté par les élus de la commune qui ont statué, par le biais d’un document annexe au document finalisé par le comité local de l’espace maritime (Clem), sur la suppression de pratiquement toutes les zones de mouillage dans le lagon de Moorea.

 

Accompagner les pratiques agricoles durables

 

L’accompagnement des pratiques agricoles durables a été l’un des dossiers importants de Resccue et concerne les zones agricoles de Opunohu et en particulier les planteurs d’ananas très concernés eux-aussi par le phénomène d’érosion terrigène qui a un impact sur le lagon. Resccue accompagne ces agriculteurs, en partenariat avec le projet intitulé Initiative des territoires pour la gestion régionale de l’environnement (Integre), au travers de démarche splus “durables” visant à limiter l’érosion et en même temps à favoriser la production en agriculture biologique.

Pour Tahiamanu, d’importantes pertes de sable provoquées par la houle venant du nord et de l’ouest, par une modification du linéaire en amont de la plage, ont été constatées, débouchant sur une solution radicale qui consiste à mettre en place un ouvrage sous-marin qui aurait pour rôle de retenir le sable qui disparaît régulièrement vers le fond de la baie. Ces travaux seront accompagnés d’un programme de végétalisation des berges (vétivers) et seront accompagnés par un programme de bouturage de coraux sur l’ouvrage constitué de bloc de basalte.

Enfin, Moorea Biodiversité est l’une des associations qui a reçu le soutien financier de Resccue pour la tenue de son programme de lutte contre les espèces envahissantes (miconia et falcatas) mais aussi pour des actions visant la détection, la gestion et l’infestation de la petite fourmi de feu.

Mahe Charles, coordinateur de Resccue en Polynésie française, a été interpellé par le public sur l’après du programme de trois ans, dont la clôture prendra effet à la fin du premier semestre 2019. Pour lui, on ne sait pas encore ce que fera la Communauté du Pacifique Sud, mais des financements seront toujours possibles pour poursuivre ces actions par des organismes de financement tels que le Fonds européen de développement et autres. La phase importante à venir est la capitalisation de programme pour permettre la poursuite de ces programmes qui visent le développement durable.

Après une heure et demie de restitution parlée, le public était invité à se rendre sur le terrain pour constater ce qui a été fait ou est en cours de réalisation. Un tamaara’a a clos cet événement studieux, de façon festive au centre puna reo. Dans les prochains jours, ce sera au tour des habitants de Mangareva de recevoir Resccue pour la restitution de leurs travaux.

De notre correspondant Jeannot Rey

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