Retombées économiques de la Billabong Pro Tahiti – Un bilan mitigé à Teahupo’o

    vendredi 28 août 2015

    Les baraques du PK 0 de Teahupo’o étaient, hier, en cours de démontage. Cette année, la météo capricieuse n’a pas fait les affaires des propriétaires de baraques du comité Teahupo’o Havae Horue, étroitement conditionnées par l’attractivité de la compétition. D’autres résidents du village, ayant monté leur baraque de façon indépendante, s’estiment quant à eux satisfaits des retombées économiques de l’événement.

    Au lendemain de la cérémonie de remise des prix de la Billabong Pro Tahiti 2015, Teahupo’o retrouve progressivement sa quiétude. Tout au long du mois d’août, des préparatifs aux animations en marge de la compétition internationale de surf, le petit district du bout de l’île, soudainement très prisé, aura attiré des visiteurs du monde entier. Cette année, l’animation à terre était partagée entre la marina de Teahupo’o, où a notamment été installée la scène, et le
    PK 0, jusqu’à la pointe Fare Mahora, où s’est tenue la cérémonie d’ouverture des Trials, suivie du coup d’envoi de l’étape locale du championnat, tant attendu. Et pour cause : chaque année, de nombreuses familles de Teahupo’o profitent, non pas du divertissement, mais bien des retombées économiques engendrées par cette affluence annuelle.
    “Cette année, deux familles supplémentaires ont pris part à l’événement. On est passé de onze à treize familles, toutes originaires de Teahupo’o. Cela fait partie des clauses de notre règlement : priorité aux résidents”, souligne Lesta Parker, trésorier du comité Teahupo’o Havae Horue, lui-même propriétaire d’une baraque à des fins de restauration.

    Des vagues capricieuses

    Pour le trésorier, le bilan de cette année reste mitigé, et ce, principalement pour deux raisons : le soleil n’était pas toujours au beau fixe, et les vagues, quant à elles, se sont fait désirer, tant du point de vue des surfeurs que des restaurateurs.
    Les pics d’affluence correspondaient très logiquement aux journées de compétition, finalement peu nombreuses sur près de trois semaines qu’aura duré l’événement dans sa globalité.
    Malgré tout, Lesta Parker reconnaît qu’avec ou sans compétition sur l’eau, l’attraction du PK 0 était nettement renforcée au cours du week-end. La tradition des baraques se maintient donc malgré tout.
    “À Teahupo’o, de nombreuses personnes sont sans emploi. Ce n’est pas mon cas, mais nous sommes treize dans la famille, donc ça fait du travail pour tout le monde”, explique Lesta Parker, qui a ainsi contribué, au même titre que les autres tenanciers, à dynamiser les secteurs de la pêche et de l’agriculture, en achetant des produits essentiellement locaux, parfois même directement sur la plage lorsque les pêcheurs venaient y accoster. “Les clients ont pu apprécier du poisson bien frais !”, confirme-t-il à ce sujet.
    Un peu plus loin, en direction de la pointe Fare Mahora, Eddy Parker et sa famille ont improvisé un petit stand tout au long du mois d’août, qu’ils ont prévu de maintenir jusqu’à dimanche. Ils se disent, quant à eux, particulièrement satisfaits de cette première expérience, comptant bien profiter, dès l’an prochain, de l’attrait de leur village.

    A.-C.B.

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