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Retraite – Les syndicats appellent à une journée de contestation demain

jeudi 11 janvier 2018

retraite manifestation

Comme en 2008 contre la vie chère, l’intersyndicale parviendra-t-elle à faire descendre la population dans la rue sur le sujet de la retraite ? (© archives LDT)

La température était en train de monter. Là, on y est ! Une intersyndicale composée de CSTP/FO, CSIP, Otahi et O oe to oe rima appelle à une journée de mobilisation, demain, au conseil économique, social et culturel (CESC).

Déjà lundi, réunies au CESC sans A tia i mua, les centrales syndicales avaient marqué leur réprobation à l’encontre des réformes de la protection sociale généralisée (PSG) proposées par le gouvernement et avaient sollicité une rencontre rapide avec le président.

Le lendemain soir, à la télévision, Angelo Frebault, comme survitaminé, avait à peine caché ses menaces. Et hier, un communiqué appelant à la contestation a été diffusé. Faute de dépôt de préavis de grève, seuls les délégués syndicaux, les élus délégués du personnel (DP) et des comités d’entreprise (CE), et les représentants de l’État, du territoire et du privé sont invités à se libérer, demain, à 8 heures, et à rejoindre les centrales signataires au CESC.

Toutefois, selon nos confrères de TNTV, la CSIP “n’est pas partie prenante de cette intersyndicale” et “ne se reconnaît pas” dans le communiqué de l’intersyndicale, même si elle demeure très vigilante sur les acquis “des salariés et des retraités de la CPS”.

Cet appel à la mobilisation des représentants syndicaux semble être une répétition avant une autre action de plus grande ampleur.

Car dans le communiqué, l’intersyndicale appelle ensuite le “monde du travail” des trois corps (État, territoire, privé) et les citoyens à se préparer à un “mouvement d’ampleur générale, sociale et territoriale” vers la place Tarahoi pour contester la réforme qui sera présentée à l’assemblée.

 

La faute au Pays !

 

Dans ce communiqué n° 1 (d’autres sont certainement à venir), un tableau présente les modifications à venir apportées par la réforme du Pays dans le domaine de la retraite, du départ anticipé et du calcul des pensions et leurs conséquences dès 2018.

Pour expliquer ses critiques vis-à-vis des propositions du gouvernement, l’intersyndicale rappelle que “le Pays doit aux salariés 9 milliards des avances consenties pour renflouer le déficit de la branche maladie de l’année 2009 et 2010”.

Il est précisé encore que le régime des salariés prend en charge les salaires des fonctionnaires territoriaux de l’hôpital à travers 12 milliards de francs de dotation au centre hospitalier de la Polynésie française, tout comme les cotisations maladies des bénéficiaires des contrats aidés (CAE et CVD) pour 600 millions de francs, et encore la rémunération de l’allocation complémentaire de retraite (ACR) soit 642 millions de francs depuis plus de 15 ans.  

L’intersyndicale termine son communiqué par une question : “Pourquoi travailler plus et cotiser plus pour gagner moins à la retraite ?” 

 

LDT

 

 

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