Habillage fond de site

Retraites : « On ne peut pas encore repousser la réforme »

mercredi 17 janvier 2018

fritch

Édouard Fritch, président de la Polynésie française : “Il y a une vraie urgence”. (© Désiré Teivao)


Édouard Fritch et Jacques Raynal ont reçu hier les centrales syndicales représentant les intérêts des salariés, à l’exception de A ti’a i mua.  Au cœur des discussions, le projet de loi de réforme de la PSG porté par le gouvernement. Si le président a été sensible aux propositions des syndicats, il est bien décidé à faire passer cette réforme, avant “d’arriver à une situation intenable”.

Édouard Fritch, président de la Polynésie française, et Jacques Raynal, ministre de la Santé et des Solidarités, se sont entretenus, hier matin, avec les représentants des centrales syndicales des salariés du pays.

Une rencontre très attendue par les partenaires sociaux, qui ont pu notamment soumettre au chef de l’exécutif leurs propositions concernant le projet de loi de réforme de la protection sociale généralisée (PSG) porté par le gouvernement.

Et cela quelques jours après l’avis défavorable rendu par le conseil économique, social et culturel (CESC) à l’encontre de ce projet de loi (voir notre édition du week-end du 13 janvier ci-dessous).

Ce texte prévoit, entre autres, l’augmentation des cotisations salariales et patronales et un recul de l’âge de départ à la retraite (de 60 ans à 62 ans d’ici 2020).

“L’ensemble des syndicats ont manifesté leur désaccord sur ce projet de loi et nous avons demandé son retrait, car il vient encore plus accabler les salariés”, a affirmé Patrick Galenon, secrétaire général de la CSTP-FO et porte-porte parole de l’intersyndicale, suite à leur réunion avec le président du Pays.

 

Le projet de loi présenté à l’assemblée mi-février

 

Dans leurs contre-propositions, les partenaires sociaux souhaitent maintenir l’âge de départ à la retraite à 60 ans, avec un départ anticipé à 55 ans, contre 57 ans prévus dans le projet de réforme.

Aussi, pour faire réaliser des économies à la CPS, les représentants syndicaux souhaitent que les coûts de fonctionnement du centre hospitalier de Taaone soient assumés par le territoire.

“Le gouvernement a entendu nos propositions et, je crois, a été sensible à ces dernières”, a reconnu Patrick Galenon.

Si Édouard Fritch a bel et bien été réceptif aux propositions des partenaires sociaux, – “nous allons nous pencher sur leurs propositions”, a confié le président du Pays –, ce dernier a également insisté sur le fait qu’il était important d’agir le plus rapidement possible.

“Les conditions, aujourd’hui, sont très favorables pour qu’un début de réforme soit lancé (…). Il ne faut pas attendre les prochaines élections et un prochain gouvernement. Ça fait deux ans que l’on travaille sur ce projet et tout le monde connaît bien les défaillances du système. De mon côté, je suis bien décidé à transmettre cette loi à l’assemblée. À un moment donné, il va falloir prendre nos responsabilités, parce que sinon, nous allons nous retrouver dans une situation intenable.”

Le texte portant sur la réforme de la PSG devrait être débattu à l’assemblée en session extraordinaire à la mi-février. D’ici là, des modifications pourraient être apportées selon les préconisations des représentants syndicaux, comme l’a indiqué Édouard Fritch. De même qu’une nouvelle réunion entre les syndicats et le Pays devrait se tenir dans les prochains jours.

À noter aussi que A tia i mua n’a pas participé à la réunion d’hier. Dans un communiqué diffusé hier, la centrale syndicale indique qu’elle tiendra une conférence de presse demain matin au sujet de la PSG. 

 

D.T.

• Retrouvez ici l’édition du 13 janvier : DEP130118-007

 

 

fritch galenon retraite retraite retraite

0
0
2

Pavé PI

Edition abonnés
Le vote

French bee propose un aller retour PPT - San Francisco à moins de 40 000 F :

Loading ... Loading ...
www.my-meteo.fr
Météo Tahiti Papeete