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Rétro politique : retour sur les temps forts de l’année

jeudi 28 décembre 2017

Une relation à construire : le chef de l’État, Emmanuel Macron, et le président du Pays, Édouard Fritch, se sont rencontrés pour la première fois à Paris début novembre. (© archives LDT)

Une relation à construire : le chef de l’État, Emmanuel Macron, et le président du Pays, Édouard Fritch, se sont rencontrés pour la première fois à Paris début novembre. (© archives LDT)


Les surprises des chefs lors des élections

La recomposition politique effectuée en métropole avant, pendant et après les élections présidentielles et législatives de 2017 a pris de court les politiciens du fenua. L’année dernière à cette même époque, les choses semblaient claires. 

Le Tapura d’Édouard Fritch avait choisi Alain Juppé pour la présidentielle, se rabattant ensuite sans états d’âme sur le vainqueur surprise de la primaire, François Fillon, et finalement sur Emmanuel Macron à la 11e heure. Le Tavini, que plus aucune convention ne liait au PS, ne soutenait personne et Oscar Temaru tentera d’obtenir les 500 parrainages nécessaires pour être lui-même candidat (il en aura 109, dont 56 en Polynésie), avant d’appeler à l’abstention. 

Pendant ce temps, une ébauche de mouvement En Marche se met en place à Tahiti autour de Heimana Garbet, responsable de l’urbanisme à la mairie de Papeete. 

Le Tahoeraa au régime minceur

Tauhiti Nena espère un temps une investiture pour les législatives, et la question se pose aux candidats du Tapura. Mais, finalement, En Marche n’investit personne en Polynésie, même si ses référents officiels déclarent soutenir les candidatures du Tapura.

Quant au Tahoeraa, snobé par Alain Juppé, il soutient d’abord Nicolas Sarkozy, sorti du jeu au premier tour de la primaire de la droite; puis, snobé par François Fillon, Gaston Flosse répond à l’appel de Marine Le Pen, à qui la Polynésie va offrir pas moins de 35 parrainages. Elle y recueillera 41,61% des suffrages.  “Le soutien à Marine Le Pen n’est pas un soutien au Front national”, assurent Gaston Flosse et son orchestre, se discréditant de Papeete à Paris.

En juin, Marcel Tuihani père (trésorier) et fils (président délégué) claquent la porte du parti orange, et Gilda Vaiho-Faatoa fait de même.  

En septembre, Patricia Amaru et Juliette Nuupure rejoignent le groupe Rassemblement pour une majorité autonomiste (RMA).

Marcel Tuihani officialise son intention de constituer un parti politique, et de se présenter aux élections territoriales de 2018 et aux municipales de 2020 à Papeete. Le parti au fei termine l’année avec un groupe à l’assemblée qui ne compte plus que 12 membres sur les 38 élus en 2013.

Gaston Flosse continue de contester son inéligibilité qui court jusqu’en juillet 2019 et cherche, en tentant de s’inscrire sur les listes électorales de Arue, à pouvoir se présenter en 2018. En cas de refus d’inscription, le jeu des recours en première instance puis en cassation, s’ils sont traités assez vite, pourrait lui permettre d’être candidat. Ou de jouer les martyrs s’il ne le peut pas. 

Enfin, aux élections législatives de juin, le Tapura n’arrive pas à faire le triplé : Maina Sage est réélue, Nicole Sanquer l’emporte sur Teura Iriti, mais Patrick Howell perd face à Moetai Brotherson (Tavini) qui devient ainsi le premier député indépendantiste de l’histoire de la Polynésie. 

À l’Assemblée nationale, les élues Tapura restent dans le giron de l’UDI (centre droit, allié de La République en Marche) tandis que Moetai Brotherson siège avec la Gauche démocrate et républicaine.

C.P.

Les Accords de Papeete se muent en Accord de l’Élysée

Signé par François Hollande  à quelques semaines  de l’élection présidentielle, l’Accord de l’Élysée sera  respecté par l’État, a assuré son successeur. (© Présidence)

Signé par François Hollande à quelques semaines de l’élection présidentielle, l’Accord de l’Élysée sera respecté par l’État, a assuré son successeur. (© Présidence)

En mars 2017, François Hollande et Édouard Fritch signent une “convergence de vues” sur les rapports entre État et Pays, qui résument les engagements pris par le chef de l’État lors de sa visite au fenua en 2016. 

Après son élection, Emmanuel Macron indique que son gouvernement respecterait cet accord, approuvé par l’assemblée de la Polynésie française le 6 juillet. Il pose 60 mesures groupées en trois grandes thématiques. 

Premier axe : le renouvellement du pacte républicain.  L’accord pose la reconnaissance du fait nucléaire, ce qui implique une amélioration des procédures d’indemnisation des victimes des maladies radio-induites et une meilleure prise en charge du traitement de ces pathologies, ainsi que des obligations de l’État en termes de traitement des conséquences environnementales des essais. 

Deuxième axe : accompagner le développement économique et social de la Polynésie française, avec notamment la prolongation de la défiscalisation métropolitaine sur le logement social jusqu’en 2025. 

Enfin, troisième axe : offrir des conditions de vie toujours plus favorables aux Polynésiens. 

Un “plan de convergence” – vocable très usité dans la loi sur l’égalité réelle outre-mer – de 10 à 20 ans doit être négocié pour préciser le contenu de l’accord. Concrètement, la Polynésie espère voir rapidement la dotation globale d’autonomie sanctuarisée ; et un toilettage du statut, qui rendrait non suspensifs les recours en Conseil d’État contre les lois du Pays, et augmenterait la capacité d’embauche des ministères.

C.P.

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