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Dans le rétro – Les sportifs de l’année : Kévin Céran-Jérusalémy, Henri Burns, Cédric Wane, Teura Tupaia et Samuel Aragaw

jeudi 28 décembre 2017

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Une bonne dose d’entrainements, un mental d’acier, de la motivation à revendre et l’envie grandissante de faire toujours mieux.  Les sportifs ont encore montré cette année que le vivier local regorge de champions. Pour marquer la fin de l’année, La Dépêche de Tahiti vous propose de redécouvrir cinq champions qui ont marqué  le sport en 2018. Rapide zoom sur Kévin Céran-Jérusalemy, Henri Burns, Cédric Wane, Teura Tupaia et Samuel Argaw.

Kévin Céran-Jérusalémy

e mercredi 28 juin 2017, Kevin Céran- Jérusalemy décroche le titre suprême de champion du monde de Va’a Marathon. Il s’impose au terme de 18 km, lors  d’une arrivée jugée devant l’esplanade de l’ancienne place Aorai Tini hau. (©DR)

e mercredi 28 juin 2017, Kevin Céran-Jérusalemy décroche le titre suprême de champion du monde de Va’a Marathon. Il s’impose au terme de 18 km, lorsd’une arrivée jugée devant l’esplanade de l’ancienne place Aorai Tini hau. (©DR)

Âgé de 24 ans, Kevin Céran-Jérusalemy, n’a pas encore fini de nous en mettre plein les yeux ! Cette année, après douze ans de rame, le Tahitien est devenu, le 28 juin, le premier champion du monde va’a marathon. En effet, le sociétaire de Shell va’a, a remporté la course phare – longue de 18 km- de la première édition des championnats du monde qui se sont déroulés dans les eaux polynésiennes, du 27 au 30 juin dernier.

Quelques jours avant, le Tahitien s’était déjà imposé lors du célèbre parcours du Te aito, en franchissant l’arrivée en tête après avoir parcouru 25 km. Ce même jour, grâce à cette victoire, Kevin Céran-Jérusalemy est rentré dans l’histoire du va’a polynésien, au même titre que Lewis Laughlin en affichant une quadruple victoire d’affilée. Le Tahitien totalise dix-sept courses à son actif en 2017 avec douze victoires.

Ce qui prouve l’excellence de ce jeune rameur. Mozart du va’a depuis ses débuts, Kévin est très vite devenu une référence en matière de va’a. Pour le jeune homme qui rame depuis l’âge de douze ans, ce n’est que le début et, quand on lui demande ce qui fait sa réussite, il avoue humblement : « Ma réussite, je pense que je la dois à ma technique de rame et à mon mental et, tout cela, c’est grâce à mon père, c’est lui qui m’a tout appris ».

Il n’a pas fini d’apprendre ni de nous surprendre et vise déjà, pour 2018, les championnats du monde de Va’a de vitesse.

perf Kévin CJ

Henri Burns

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Le combattant pluridisciplinaire, Henri Burns, a tout explosé cette année ! Lutte, Juijitsu, MMA, K1, rien ne lui résiste. Véritable touche-à-tout, Henri Burns a énormément fait parler de lui depuis le début de la saison. Sur les tatamis, sur les rings ou en cage, le mixed martial artist de Moorea s’est montré très puissant.

 » Ça a été pour moi une année riche en expériences et émotions. J’ai beaucoup progressé au niveau compétition ». Sa dernière victoire de l’année, il y a deux semaines, a été vraiment impressionnante. Henri Burns s’est imposé aux points, face au champion d’Europe de K1, Steeve Maniez, sur un ring de la banlieue de Lyon, après seulement quelques semaines d’entraînement en pieds-poings, au côté du champion Jérôme Le Banner.

Le Tahitien reste donc fidèle à lui-même et termine l’année encore mieux qu’il ne l’avait commencée. En effet, il a démarré 2017 sur les chapeaux de roue en se faisant remarquer en avril sur le ring de Nouvelle-Zélande en mettant hors jeux le double champion en titre lors de la soirée « The force 4 Man fight series ».

Au moins de juin, après s’être imposé sur les tatamis locaux en Jujitsu, Henri Burns a décroché trois médailles d’or lors de « Los Angeles International Jiu-Jitsu Open ». Un mois après, à Aotearoa, il s’est imposé en lutte, face au champion national lors de la Balmoral Lee Gar Fight Night 1, et a décroché dans la foulée, deux médailles d’or supplémentaires en Jiujitsu lors de l’absolute National Gi. 

Pour la fin de l’année, il n’a pas hésité à partir parfaire sa technique dans l’Hexagone. Pour 2018, le programme du champion s’annonce déjà très chargé. Il compte, en autre, faire quelques combats de MMA, mais surtout, partir à la conquête de l’Asie.

Cédric Wane

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Bilan positif pour le Xterrien local Cédric Wane ! Pour le triathlète nature qui a signé il y a un an chez les professionnels du circuit XTerra, 2017 a marqué un véritable tournant dans sa carrière.

Sur le XTerra de Moorea qui s’est déroulé en mai dernier, le champion a réussi à se hisser à la 4e place, juste derrière les grands noms étrangers de la discipline tels que Sam Osborn et Ben Alen. En octobre, lors des championnats du monde de XTerra qui se sont déroulé sur l’île de Maui à Hawaii, le Tahitien s’est octroyé une très belle 18e place sur les 50 professionnels au départ.

Pour Cédric Wane qui visait le top 20, cette performance est de bon augure pour la suite. Il a même réussi à tenir tête au Français Christophe Betard qui était jusqu’alors toujours placé avant le Tahitien, comme lors du dernier XTerra de Moorea où il s’est octroyé la troisième place.

Outre les mondiaux de XTerra, pour cette première année chez les pros, Cédric Wane a décidé de ne pas se disperser et de s’engager corps et âmes sur le circuit Pan-Américain. Finalement, sur 2017, il a réussi à se classer septième.

À ce jour, Cédric est sans aucun doute le meilleur XTerrien Tahitien. Le programme 2018 se dessine doucement pour le champion qui s’est accordé une petite pause au niveau compétition, ce mois de décembre. Cependant, il est d’ores et déjà en train de préparer son prochain déplacement en Nouvelle-Zélande pour le XTerra de Motatapu qui se déroulera le 10 mars 2018 à Queenstown.

Samuel Aragaw

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Samuel Aragaw, la fusée, a gagné en puissance cette année ! Sur 2017, quasiment personne n’a réussi à le détrôner. Sociétaire du club de Punaruu depuis ses débuts dans l’athlétisme, le jeune homme originaire d’Afrique, est devenu en deux ans le maître incontesté de la course à pied locale.

Sur la saison, il n’a pas raté une course et s’est toujours imposé en leader. Sa victoire est devenue tellement prévisible que les scénarios des rencontres étaient presque connus d’avance. En effet, il adopte souvent la même technique : il part doucement, jauge la forme de ses principaux concurrents, les poussent à se donner à fond et creuse l’écart. 

Il donne la même importance à toutes les courses, de la plus grande organisation à la plus petite, il s’y met à fond et c’est peut être cela le secret.  » Pour moi, à Tahiti toutes les courses sont importantes ! Je veux toutes les gagner. »

La seule course qu’il n’a pas vraiment remportée est le championnat de Polynésie de Cross qui s’est déroulé en début d’année. Ce jour là, le Xterrien Cédric Wane, qu’il a devancé tout le reste de l’année, l’a dépassé à seulement quelques mètres de l’arrivée suite à une erreur de sa part.

Ce jour-là, malgré sa deuxième place au scratch, le sociétaire de Punaruu est devenu champion de Polynésie car le XTerrien était non licencié. Samuel Aragaw a acquis la nationalité Française il y a peu de temps a déjà des projets en tête pour 2018, notamment celui de participer, sous les couleurs polynésiennes aux championnats de Nouvelle-Zélande.

Teura Tupaia

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Teura Tupaia, l’espoir du lancer de javelot local, a fait le doublé cette année ! En juillet, le tahitien s’est imposé une deuxième année consécutive, il a remporté comme en 2016, le titre honorifique de champion de France Cadet.

Qualifié en équipe de France pour les championnats du monde cadet au Kenya, grâce à un lancer de 71m69, le tahitien a finalement terminé septième au général. « Ce déplacement au Kenya, du 9 au 18 juillet, a été riche en expériences malgré quelques difficultés physiques. Cela a marqué ma première expérience mondiale », a confié l’athlète.

Âgé de seulement 17 ans, le jeune lanceur a déjà un sacré palmarès. En mars 2017, il a amélioré le record de Polynésie en plantant son javelot à 75m45 lors du championnat d’Australie où il s’est accaparé la médaille d’argent. Pour le jeune homme, 2017 a été une année plutôt bonne.  » Malgré plusieurs blessures, je suis fier et content de mes performances. Je vais essayer de toujours garder la tête haute pour voir encore plus loin durant les années à venir. »

Installé au CREPS de Montpellier depuis la dernière rentrée scolaire en septembre, Teura Tupaia a mûri et a pris beaucoup d’assurance. Pour 2018, il se projette déjà sur certains grands événements. Parmi ceux-là, le championnat de France de javelot et la qualification au championnat du monde qui se dérouleront du 10 au 15 juillet 2018. Mais Teura prévoit également de participer au championnat de France heptathlon en février et au championnat de France décathlon en juin.

Vaitiare Pereyre-Gobrait

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