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Rétrocession des anciens terrains militaire, le haut-commissaire se dit “conscient des difficultés”

lundi 21 août 2017

TERRAIN MILITAIRE

(©  archives LDT)

En mai, Arue récupérait, au franc symbolique, une emprise de plus de trois hectares sur la corne nord du Régiment d’infanterie de marine du Pacifique Polynésie (Rimapp). Une cession de l’État, attendue depuis longtemps, se concrétisait enfin pour cette commune.

Mais le 12 août, dans nos colonnes, la mairie de Arue tirait la sonnette d’alarme. “On savait que ce serait à nous de prendre en charge la dépollution mais, depuis 2010, les normes sont devenues plus drastiques et les coûts qu’on nous avait annoncés ont été multipliés par quatre.”

Finalement, de 30 millions de francs, le coût estimatif de la dépollution de ces terres pourrait atteindre près de 70 millions, selon le directeur de cabinet de la mairie, qui indique que le haut-commissaire a été “alerté”. Mercredi dernier, à l’occasion de la signature de la convention du régiment du service militaire adapté (RSMA) avec le Pays, René Bidal a accepté de répondre sur ce sujet.

 

Concernant le terrain militaire rétrocédé à la commune, la mairie de Arue se dit alarmée face aux dépenses préalables à son exploitation, qu’il lui faudra engager. Qu’avez-vous à lui répondre ?

Pour l’instant, le maire de Arue ne m’a pas sollicité directement. Mais on a discuté franchement de ce sujet.

Il faut quand même bien mesurer que ces terrains ont été donnés pour un franc symbolique et c’est quand même important. Certes, il faut dépolluer, certes, il y a des investissements à faire, mais ce sont quand même des terrains particulièrement bien placés.

J’en reparlerai avec lui, mais je n’ai pas d’enveloppe spécifique pour dépolluer les terrains que nous avons cédés au titre du CRSD (contrat de redynamisation de sites de défense, NDLR).

Donc, si quelque chose devait être fait, ce serait sur les outils financiers dont on dispose déjà sur le territoire, y compris le contrat de projets ou les contrats associés au CRSD.

Mais, pour l’instant, les budgets que nous avons affectés au CRSD permettent de faire des études, d’accompagner les collectivités qui vont bénéficier de ces terrains militaires dans le projet… Mais il n’y a rien de prévu spécifiquement pour les investissements ou la dépollution.

 

Finalement, l’euro symbolique commence à s’élever à plusieurs millions ?

Il faut se rendre compte que ces hectares de terrains sont particulièrement bien placés dans toutes ces communes où ils ont été cédés. Il ne faut quand même pas ignorer la valeur foncière de ces biens.

Ce qu’il faut savoir, c’est que quand une collectivité fait l’acquisition d’un bien, même lorsqu’il est privé, il y a souvent aussi, derrière, de la dépollution et de l’amiante. Donc, ça existe aussi pour les biens, terrains et bâtiments qu’une collectivité achète à des privés.  (…)

Je suis conscient que c’est un poids non négligeable qui s’ajoute à un budget qui avait été calculé sans prendre en compte la totalité de ce dont il faudra disposer pour la dépollution. Je suis conscient des difficultés.

J’apprécie beaucoup le maire de Arue, le travail sérieux qu’il fait. (…) Je veux bien en discuter, y compris avec le Pays.

 

Vous n’avez pas peur que les autres communes soient freinées par l’ampleur des dépenses associées à ces acquisitions ?

Non, parce qu’aucun terrain ne se ressemble. Je pense qu’il peut y avoir des problèmes spécifiques, de dépollution par exemple à Arue, qu’on peut ne pas rencontrer ailleurs. Donc, il faut regarder les choses au cas par cas.

Propos recueillis par C.A.

 

 

 

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