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Le réveil des lions célébré au temple Kanti

mardi 24 janvier 2017

charles laux temple chinois

Avant de débuter la cérémonie, l’équipe de Charles Laux ainsi que le président de la fédération Si Ni Tong, Didier Chanzy, ont honoré les dieux chinois en brûlant de l’encens. (© John Hiongue/LDT)


 

À l’approche du Nouvel an chinois, l’association Jin Wu Koon a organisé, samedi dernier au temple Kanti, la cérémonie du réveil des lions. L’association a reçu trois nouvelles têtes de lion visibles dès samedi lorsque les trois équipes de Charles Laux feront la tournée des commerces de Papeete. En outre, Charles Laux annonce la venue de Salem Assli, un grand maître des arts martiaux dimanche pour des démonstrations et des stages du 1er au 15 février au club Jin Wu Koon.

 

Il est rare d’assister à une cérémonie de réveil des lions, une tradition chinoise qui a lieu lorsqu’une association culturelle ou sportive réceptionne des têtes de lion. Samedi dernier au temple Kanti, l’association Jin Wu Koon n’a pas failli à cette tradition millénaire.

L’association est dirigée par Maître Charles Laux, personnage bien connu dans le milieu des arts martiaux pour avoir fondé à Tahiti une école de kung fu.

“En Chine, sous le règne de l’empereur Huang Ti, se manifestaient des malheurs et des accidents. L’empereur avait un ami qu’on appelait le fou du village, qui vivait avec un lion qu’il a fait appel pour chasser ses malheurs. Le fauve, à son passage, laissait ses marques, pour ne pas dire ses odeurs qui chassaient les mauvais esprits. Ainsi, l’empire retrouva la paix. Malheureusement, un an passa et les malheurs revinrent. L’empereur refit appel à son ami le fou du village. Il ne retrouva ni l’ami ni son lion, qui sont partis vers d’autres horizons. L’empereur fut pris de panique. Comment remédier à cela ? Eh bien, ils confectionnèrent un lion en papier pour remplacer le vrai et la tête du fou du village. Ils eurent l’idée de faire bouger la tête comme si c’était une vraie, en le faisant danser au rythme du tambour, des cymbales, du tung et ils faisaient également éclater les pétards car le bruit dérange également les mauvais esprits. Ainsi est née la tradition”, rappelle Charles Laux.

La danse du lion est également pratiquée pour inaugurer les bâtiments, fêter les anniversaires et les mariages. Il n’est pas rare de trouver des danses du lion dans les grands pays comme les États-Unis, Hawaii, Australie, Nouvelle-Zélande, Chine, Hong Kong ou Taiwan.

 

Perpétuer les coutumes

 

La cérémonie, présidée par le gardien du temple Kanti, Richard Chenoux, a permis à chacun de revivre les coutumes chinoises. À l’ouverture de la cérémonie, de l’encens et des faux billets ont été brûlés en se prosternant devant les dieux du temple Kanti.

Ensuite, Richard Chenoux est entré en scène avec de l’encre de Chine pour ouvrir les yeux du lion. Quelques gouttes ont suffi pour que le fauve retrouve ses capacités.

La danse du lion a suivi, aux sons des percussions et du gong. Désormais, les trois nouvelles têtes de lion feront leur tournée à Papeete puis aux Marquises à partir de samedi, premier Jour de l’an chinois. “J’ai trois équipes qui tourneront et j’ai engagé des jeunes défavorisés de Tipaerui. Cela prouve que je fais aussi des actions sociales. Une équipe est composée d’au moins 25 personnes. Pour les Marquises, j’ai prévu 1 heure de spectacle. C’est la première fois que j’irai là-bas en compagnie du maître des arts martiaux, Salem Assli”, indique Charles Laux. 

De notre correspondant J.H.

 

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