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La révolution numérique avance à petits pas

vendredi 9 décembre 2016

medef digital

Frédéric Latil (Alvea), Vincent Fabre (Open), Olivier Kressmann, président du Medef, Muriel Pontarollo (Mots Dièse) et Eugène Sandford (Open) ont présenté hier la première étude sur les usages du digital des entreprises polynésiennes. Si le Pays a un important rôle à jouer au plan des infrastructures, les professionnels ne peuvent plus se permettre de temporiser. C’est aussi l’attractivité du pays pour les investisseurs qui est en jeu. (© Caroline Perdrix)

 

 

Comment les entreprises polynésiennes négocient-elles le virage numérique de ce début du XXIe siècle ?
Le Medef et l’organisation des professionnels de l’économie numérique (Open) ont présenté hier le tout premier baromètre de la transformation digitale des entreprises en Polynésie.

Cent quarante-huit entreprises ont répondu à un questionnaire et les résultats sont contrastés : elles sont “conscientes des enjeux de la transformation digitale mais sans trop savoir encore comment l’aborder”.
Il en résulte une demande d’accompagnement et de formations, mais aussi d’améliorations substantielles de l’infrastructure et des tarifs.

La réalité qui ressort du questionnaire est plus contrastée : 73 % des entreprises pensent que “les entreprises polynésiennes sont concernées par la révolution digitale”, et 60 % que son impact est très important ou important dans leur secteur, mais 39 % voient dans ce nouveau “business model”, un risque moyen, et 28 % n’y voient aucun risque de perturbation de leur fonctionnement.

Ce sont donc plus des deux tiers des entreprises locales qui répondent “même pas peur !”. Est-ce parce qu’elles estiment occuper une position qui les dispense de devoir changer, ou parce qu’elles pensent suffisants les changements déjà opérés ?

Dans les deux cas, c’est probablement une erreur de jugement lourde de conséquences. Exemple : 44 % des sites Internet de ces entreprises ont été réalisés avant 2013 et ne sont pas “responsive”, c’est-à-dire qu’ils n’adaptent pas la lecture aux tablettes et smartphones… et pourtant, “75 % estiment que les usages ont modifié ‘fondamentalement’ ou ‘largement’ le comportement des consommateurs”.

 

Une présence, mais pas de substance

 

Quarante-cinq pour cent des entreprises n’ont tout simplement pas de site Internet, soit qu’elles estiment que leur activité ne s’y prête pas (“pas de produit à vendre” pour 57 %), soit qu’elles pensent que c’est trop cher ou qu’elles n’ont pas les compétences en interne (32 %).

Quarante pour cent des sites sont de tristes vitrines qui n’affichent que les coordonnées et un formulaire de contact par e-mail – une sorte de faille temporelle de 20 ans qu’il va falloir combler au plus vite.

Côté e-commerce, seules 13 % des entreprises possèdent un site de vente en ligne. Pour beaucoup, la présence sur le web se limite à la création d’une page Facebook : 63 % des entreprises interrogées en ont une.

Plus grave, pour 87 % des entreprises, l’impact positif du digital porte d’abord sur l’amélioration de leur image de marque, de leur visibilité et de leur notoriété. En revanche, “elles ne perçoivent que très peu l’intérêt de la transformation digitale pour l’optimisation de leurs processus internes, l’innovation, la réduction de leurs coûts, la rentabilité et la performance”, alors que ce sont les motivations majeures des entreprises mondiales pour engager leur transformation.

Sans surprise, les entreprises polynésiennes qui sont le mieux engagées dans la révolution numérique sont d’ailleurs des filiales de groupes français ou internationaux. Mais le temps presse ! “C’est aussi important pour le développement économique que la sécurité, la santé ou la fiscalité, non seulement pour les investisseurs locaux mais aussi pour les gens qui viennent de l’extérieur”, dit le président du Medef Olivier Kressmann.

Pour la moitié des entreprises, la révolution digitale suscite des craintes ; mais elle est aussi source de motivation pour 49 % d’entre elles.

Deux éléments cruciaux pour réussir la transition numérique, selon le baromètre : la formation aux nouveaux outils pour 70 % des entreprises interrogées, et une stratégie digitale claire impulsée par la direction pour 61 %. 

 

C.P.

 

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Plus d’informations ici : presentation-ppt-medef

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