Des riverains prennent à partie les plaisanciers

    jeudi 4 août 2016

    raiatea

    Une flottille de sept petits bateaux de riverains est venue aborder de(s voiliers mouillés à Miri, dimanche dernier. (Photo : DR)


    Ils estiment la zone du banc de sable de Miri Miri saturée

     

    Situé sur la côte ouest de Raiatea, le site de Tairineneva, plus connu sous l’appellation Miri Miri, est l’un des endroits du nord de Raiatea les plus accessibles et les plus agréables pour les voiliers de passage.

    S’ouvrant au soleil couchant sur l’axe de l’île de Bora Bora, ce banc de sable jouxtant la barrière récifale accueille de façon sporadique des navires dont le mouillage ne gêne pas la navigation lagonaire.

    Plus ou moins nombreuses suivant les saisons, ces embarcations ennuient pourtant certains riverains. Ceux-ci estiment que les plaisanciers s’approprient les lieux au risque de les dégrader. Ils ont donc décidé de créer une association.

    Une première action, visant à faire comprendre aux navigateurs de ne pas rester à cet endroit, avait eu lieu en 2015. Et elle s’est renouvelée, cette fois de façon bien plus corsée, dimanche dernier.

     

    “Opération d’intimidation”

     

    Pour montrer leur mécontentement, les riverains ont, en effet, monté une opération composée d’une flottille de sept petites embarcations. Ils se sont approchés de chaque voilier (une dizaine) et ont proféré des menaces verbales, aux dires des équipages de différentes nationalités qui étaient à bord.

    Il leur a été intimé l’ordre de quitter l’endroit séance tenante sous peine de représailles. Cette opération d’intimidation s’est malheureusement soldée par un accrochage avec un voilier en train de mouiller, ce qui a occasionné des dégâts à l’étrave du navire.

    Sa propriétaire a décidé de porter plainte à la gendarmerie. D’autres plaisanciers se sont vu menacés de voir “leurs aussières de mouillage coupées”. Quant à un couple de Britanniques se trouvant à bord d’un voilier “charter”, il n’a, lui, évidemment rien compris à ce qui lui arrivait.

    C’est en tous les cas une mauvaise publicité pour la destination, car nul doute que sur Internet, comme via le site Noonsite, l’événement sera relaté.
    L’association Paruru i te tahatai e te tairoto évoque la défense du lagon et des droits des habitants de l’île.

    Sa présidente, Jacqueline Druart, considère que la zone est aujourd’hui arrivée à saturation et que cet espace maritime public s’est mué en “un mouillage privatif” (dans notre édition du jour).

     

    A.G.

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