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“Rocket man (Kim Jong-un) est engagé dans une mission suicide”

mercredi 20 septembre 2017

trump

Tout en prêchant le souverainisme, le président américain menace de “détruire totalement” la Corée du Nord et s’en prend aux régimes iranien, cubain et vénézuélien. (Photo : Timothy A. Clary/AFP)

Donald Trump n’est pas à une contradiction près. Sa première intervention comme chef d’État devant l’Assemblée générale de l’ONU, hier matin, a commencé comme un discours de philosophie politique sur les vertus du souverainisme, l’indépendance sacrée des États et le non-interventionnisme qui en découle.

Mais elle s’est poursuivie par les mises en cause les plus directes et les moins diplomatiques qu’on ait entendues depuis longtemps à la tribune des Nations unies, à l’adresse de régimes dans le collimateur des États-Unis.

Le champion de “l’Amérique d’abord” est prêt à régler son compte à la Corée du Nord de Kim Jong-un, à l’Iran des mollahs, au Cuba de Castro et au Venezuela de Maduro.

Juste après avoir affirmé “nous rejetons les menaces sur la souveraineté, de l’Ukraine à la mer de Chine du Sud”, le président américain a menacé Pyongyang de “destruction totale” si le régime poursuit sa course nucléaire et balistique. “Rocket man”, l’homme-fusée, nouveau sobriquet dont il a décidé d’affubler le jeune Kim, “est engagé dans une mission suicide”, a lancé Trump.

“Les États-Unis ont la puissance, nous sommes prêts, capables et décidés” à agir s’il n’y a “pas d’autre choix”. Le royaume ermite “menace le monde entier et l’expose au péril d’une guerre nucléaire”.

“Si les nombreux justes ne s’attaquent pas aux quelques malfaisants, le mal triomphera.” Assis en face de la tribune, le délégué nord-coréen gribouille des notes, l’air impassible.

Dans la foulée, l’Iran en prend aussi pour son grade. “Une dictature corrompue sous le masque de la religion”, “un régime meurtrier” qui soutient le terrorisme de l’Irak au Yémen, le régime d’Assad en Syrie et le Hezbollah au Liban… “L’accord sur le nucléaire conclu en 2015 est un embarras pour les États-Unis”, estime Trump, qui semble prêt à le dénoncer prochainement.

Il continue au sujet de Cuba, “un régime corrompu, déstabilisateur”, et du Venezuela, exemple du “socialisme fidèlement appliqué”, où le “dissolu” Nicolas Maduro “a détruit un pays prospère”.

Concernant les migrants, Donald Trump s’est montré peu favorable à l’ensemble des politiques actuelles : “Avec la somme que nous dépensons pour installer un réfugié aux États-Unis, nous pouvons aider dix réfugiés dans leur pays.  (…) À long terme, les migrations non contrôlées sont injustes à la fois pour les pays d’origine que pour les pays d’accueil (…) Le coût de la migration est assumé essentiellement par des citoyens à faibles revenus dont les préoccupations sont souvent ignorées à dessein par les médias et les gouvernements.”

 

AFP

 

 

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