Roland Kun: « Nauru est une dictature »

    mardi 23 décembre 2014

    Lundi la Cour Suprême nauruane a confirmé la mise à pied de cinq députés d’opposition. Ils restent exclus du Parlement.
    « Nauru est une dictature. » Le mot est fort, et il vient de Roland Kun, l’un des cinq députés d’opposition exclus du Parlement en mai dernier.
    Une sanction imposée par le Speaker, car le gouvernement accuse les cinq députés d’opposition d’avoir nui à la réputation du pays. En début d’année, les cinq opposants ont en effet donné des interviews à des médias étrangers – principalement australiens et néo-zélandais, et critiqué la décision du gouvernement de limoger le magistrat australien Peter Law, et de supprimer le visa du juge australien Geoffrey Eames. 
    Les cinq députés d’opposition ont fait appel de leur exclusion auprès de la Cour Suprême nauruane. Mais lundi, les juges ont indirectement confirmé leur mise à pied. La Cour estime en effet ne pas avoir le droit de s’immiscer dans les affaires du Parlement. 
    Preuve, pour Roland Kun, que le gouvernement actuel est une dictature : « Le premier geste du gouvernement quand il est arrivé au pouvoir a été d’interdire aux médias nauruans d’interviewer les députés d’opposition. De plus, les sessions parlementaires se font rares, et quand il y en a, si le gouvernement est mis en difficulté par les questions de certains députés, alors la majorité se débrouille pour faire suspendre la séance. »

    Les cinq députés ont prévenu qu’ils ne s’en tiendraient pas là et se représenteront aux prochaines élections.

    Radio Australia

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