Ronde tahitienne – Un bilan plus que satisfaisant

    vendredi 5 juin 2015

    Le succès populaire ne cesse de grandir avec près de 500 participants. Les cyclistes étrangers ont été comblés tant par l’accueil que par la beauté des sites visités. Les objectifs écocitoyens et sociaux ont aussi été remplis.
    Pour Benoît Rivals, président du Vélo Club de Tahiti et organisateur de la Ronde tahitienne, l’heure est venue de tirer un bilan de cette quatrième édition qui a réuni 497 participants, soit un nouveau record.

    Est-ce que ce chiffre suffit à lui seul pour dire que la Ronde 2015 a été un succès ?
    Ce nouveau record représente effectivement un bel aperçu de ce que fut la Ronde tahitienne 2015. On n’aurait jamais pensé atteindre une telle participation à la création de l’épreuve, et finalement l’engouement pour le cyclisme est réel. Ce qui me satisfait également, c’est que tous les points que nous souhaitions mettre en avant ont tous été un réel succès : le message écocitoyen, la promotion touristique et également l’action sociale.

    Justement, il a été beaucoup question de tourisme pendant cette semaine. Quels ont été les sentiments des participants étrangers ?
    Ils ont tous été ravis de leur venue à Tahiti pour la Ronde tahitienne. Tous ont été unanimes et nous ont dit avoir passé une semaine incroyable, surtout par le fait d’avoir été guidés en permanence, depuis leur arrivée jusqu’à leur départ à l’aéroport. Tous les bénévoles du VCT ont été présents à chaque fois qu’ils l’ont pu pour leur montrer les plus beaux atouts de Tahiti. C’est vraiment un point auquel on tient particulièrement, étant persuadé que le sport peut faire voyager des touristes à Tahiti.

    Ces participants étrangers n’ont pas pesé sur la course et ont été plutôt discrets avec juste une septième place pour Don Weston.
    La Ronde tahitienne est avant tout une cyclosportive mettant en avant l’intérêt de la pratique du cyclisme. On récompense, bien sûr, les vainqueurs, mais ce qui est important est la masse de sportifs qui y participent. Le sport de masse ou sport populaire est fait pour inciter les gens à la pratique. C’est ce type de comportement que l’on souhaite valoriser. À travers le monde, il y a de plus en plus de gens qui voyagent, et parmi eux, des sportifs qui, via une épreuve, vont découvrir un pays. Ça fonctionne très bien avec le golf, les épreuves de marathon, de plus en plus d’ultra-trail qui font voyager des athlètes, et le cyclosport fait partie de ces disciplines qui déplacent du monde. Ce sont des gens qui sont prêts à prendre un billet d’avion pour découvrir une épreuve ou un pays qu’ils souhaitent visiter. Forcément, ce ne sont pas à chaque fois des champions qui font cette démarche mais des passionnés de découverte. Nous sommes très fiers d’avoir accueilli ces participants.

    Cette année, vous avez récompensé le cyclosportif de la Ronde 2015. C’est un geste fort qui a été très apprécié ?
    Oui, bien sûr. Comme je l’ai dit, on valorise l’accessibilité du sport pour tous, et, au final, on récompense les meilleurs. On a pensé que la démarche n’était pas tout à fait aboutie. Alors on a composé un jury pour élire le cyclo de la Ronde tahitienne. Nous avons retenu les valeurs que pourraient représenter ce sportif comme la convivialité, la passion du sport, le partage, et puis, surtout, quelqu’un qui n’a pas l’habitude des podiums. Henri Sannier était très fier de présider ce jury, car c’est une démarche à laquelle il adhère complètement. Nous avons récompensé Christian Ti Paon qui correspond parfaitement à cet esprit cyclosportif. C’est un garçon formidable qui est un exemple de courage. Personne n’était au courant de cette démarche et tout le monde a été séduit par cette initiative. Il y a eu beaucoup d’émotion y compris pour moi.

    L’autre moment remarqué a été l’action pour les enfants en faveur de la Saga et du club Kiwanis.
    Oui, c’est vrai. L’idée était encore qu’une grande épreuve comme la nôtre ne se contente pas de l’esprit sportif mais apporte du bonheur à une plus grande partie. Le sommet du Tahara’a avec le jet de fleurs au passage des coureurs a été un des grands moments de cette édition. Les enfants étaient tous excités de voir passer cet immense peloton, ça rappelait les sommets des grands cols des grandes épreuves cyclistes, mais avec une touche fleurie à la mode polynésienne. Puis, les enfants ont parcouru une partie de l’épreuve en Harley Davidson. Ils étaient tous ravis. La vente de tenues a permis également de soutenir la Saga, les actions du Kiwanis et de parrainer des enfants. Je remercie vraiment les membres du club Kiwanis et Doudou de St-Cyr de nous avoir accompagnés dans cette démarche.

    Quelle est l’ambition de la Ronde tahitienne ?
    Il nous faut désormais faire les comptes car une épreuve comme ça coûte pas mal d’argent. Nous avons beaucoup de sponsors qui nous aident et je les remercie tous très sincèrement, mais à nous de faire en sorte que l’équilibre soit respecté. J’en profite également pour remercier vraiment tous les bénévoles qui ont contribué à la réussite de l’épreuve.
    Nous avons bien sûr des projets importants pour 2016 que nous allons tenter de mettre en place avec toujours une importance donnée à la promotion de notre pays et ainsi voir venir des gens d’un peu partout pédaler sur nos routes. Tu sais, à Moorea, une Néo-Zélandaise m’a pris dans ses bras et m’a dit “merci Benoît, j’ai passé les plus belles vacances de toute ma vie”. Notre ambition est vraiment celle-là, que des gens d’un peu partout puissent venir découvrir Tahiti grâce à notre épreuve et qu’ils s’y sentent bien. Le sport cycliste sortirait alors grandi.

    B.R.

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