Royaume-Unis – Les Lords infligent un nouveau revers à May

    mercredi 8 mars 2017

    may trump

    Un second amendement au projet de loi sur le Brexit a été validé, hier. Un camouflet pour la Première ministre, ici à la Maison Blanche avec Donald Trump, le 27 janvier. (Photo : Mandel Ngan/AFP)

    Les Lords ont infligé hier un nouveau revers au gouvernement britannique en approuvant un second amendement au projet de loi sur l’activation du Brexit, réclamant un vote du parlement sur le résultat des négociations avec l’Union européenne.

    La Chambre des Lords, qui doit donner en fin de soirée son feu vert au projet de loi, exige que les parlementaires aient, à l’issue des discussions, le dernier mot sur l’accord final et tous les accords commerciaux futurs avec l’UE.

    Les membres non élus de la chambre haute du Parlement ont, comme attendu, adopté l’amendement, défendu par les travaillistes, les libéraux-démocrates et treize pairs conservateurs, par 366 voix contre 268.

    Le ministre du Brexit, David Davis, a qualifié le résultat de “décevant”. “Il est évident que certains Lords désirent entraver le processus, mais le gouvernement a l’intention de faire en sorte que cela n’arrive pas”, a-t-il souligné.

    Le gouvernement a par contre connu une victoire chez les Lords mardi avec le rejet de l’amendement demandant un nouveau référendum sur le Brexit, par 336 voix contre 131.

    Le projet de loi amendé doit désormais retourner devant la Chambre des Communes qui se penchera sur le texte la semaine prochaine, sans doute dès lundi. Il est probable que les députés annulent les deux amendements adoptés par les Lords, dont celui voté la semaine dernière et destiné à protéger les droits des trois millions de citoyens européens vivant au Royaume-Uni.

    Mais l’amendement approuvé hier pourrait causer des sueurs froides au gouvernement conservateur, qui ne dispose que d’un courte majorité à la Chambre des Communes.

    Une vingtaine de députés Tories sont susceptibles de le soutenir afin d’offrir, selon les mots d’une des rebelles, Anne Soubry, “un filet de sécurité parlementaire” aux Britanniques sur les conditions du divorce avec l’UE. Le député libéral-démocrate et ancien vice-Premier ministre Nick Clegg a appelé les députés à “avoir le courage de faire la même chose” que les Lords. 

    AFP

     

     

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